Auteur

Johann Wolfgang Goethe

Il existe une politesse du coeur ; elle est parente de l'amour ; c'est d'elle que naissent les manières les plus aisées dans la société.
Une dépendance volontaire est la position la plus belle ; mais comment serait-elle possible sans l'amour ?
Il n'y a pas d'autre moyen de se défendre contre la supériorité d'autrui que d'aimer.
La première et la dernière chose qu'on doive exiger du génie, est l'amour de la vérité.
La foi, l'amour et l'espérance sentirent dans un moment de calme et de mutuelle sympathie un instinct plastique qui les porta à créer une charmante statue, une Pandore dans un sens plus élevé : la patience.
Il est pourtant vrai que rien dans le monde ne nous rend nécessaires aux autres comme l'affection que nous avons pour eux.
L'esprit me secourt enfin ! Je suis tout à coup inspiré et j'écris consolé : Au commencement était l'action !
Le jaune apporte toujours une lumière et l'on peut dire que, de même, le bleu amène toujours une ombre.
La plus grande consolation pour la médiocrité est de voir que le génie n'est pas immortel.
On ne vit réellement que quand on jouit de la bienveillance des autres.
Le plus petit cheveu fait ombre.
Plus d'un homme donne des coups de marteau sur le mur en croyant frapper juste sur la tête du clou.
Les Indous du désert font voeu de ne pas manger de poisson.
Ne cherchez pas à corriger un esprit commun, il restera toujours le même.
Les passions sont des défauts ou des vertus poussées seulement à l'excès.
Il faut mieux faire la chose la plus insignifiante du monde, que de passer une demi-heure sans rien faire.
La plus insupportable engeance de voleurs, ce sont les sots ; ils nous volent à la fois notre temps et notre bonne humeur.
La femme qui a le plus de mérite est celle qui est en état de remplacer le père auprès des enfants, lorsqu'il est absent.
Ne dis pas que tu veux donner : donne. Jamais tu ne satisferas une attente.
Il y a des livres qui paraissent écrits, non pour l'instruction du lecteur, mais pour lui apprendre que l'auteur savait quelque chose.
Et tant qur tu n'as pas compris - Ce : Meurs et deviens ! - Tu n'es qu'un hôte obscur - Sur la terre ténébreuse.
Un enfant vit une petite rose, une rosette dans les bois ; elle était jeune et belle comme l'aurore. Il courut vite pour la voir de plus près, puis la regarda avec une grande joie.
Connais-tu le pays où les citronniers fleurissent, où, dans la feuillée sombre, rougissent les oranges d'or ? Un vent léger descend du ciel bleu, le myrte croît discret, et le laurier superbe, le connais-tu bien ?
Ah ! voici venir le maître ! Maître, le péril est grand ; les Esprits que j'ai évoqués, je ne peux plus m'en débarrasser !
Je suis l'esprit qui toujours nie, et c'est avec justice : car tout ce qui existe est digne d'être détruit ; il serait donc mieux que rien n'existât.

Œuvres de Johann Wolfgang Goethe

A son ami Zelter, 1831.Annales (1830)Annales, notes quotidiennes et annuelles de 1822 à 1825 (1830)Ballades (1787), La fiancée de CorintheChansonsConversation avec Eckermann, 15 octobre 1825Conversation avec Eckermann, 2 avril 1829Conversation avec Riemer, 3 février 1807Conversations avec EckermannConversations avec Eckermann (1836-1848), 1823Conversations, 1823Conversations, 1825Conversations, 1827Conversations, 1829Dernières paroles de Goethe sur son lit de mort, et dont le sens est contreversé.Dichtung und Wahrheit (1811-1830)Divan occidental-oriental (1819), Nostalgie bienheureuseEgmont (1789)Entretiens, EckermansFaust (1806)