Ah! ce vide! ce vide épouvantable que je sens là dans mon sein! Souvent je me sis: si je pouvais, ne serait-ce qu'une fois, la serrer sur mon coeur, tout ce vide serait oublié.
Œuvre
Les Souffrances du jeune Werther (1774)
24 citations · Johann Wolfgang Goethe · sur Dicocitations ↗
Il est pourtant vrai que c'est l'amour seul qui dans le monde nous rend indispensable.
Il suffit d'aimer du fond du coeur un seul être pour que tous les autres nous paraissent aimables.
Les affaires les plus importantes du coeur et de la raison, de l'expérience et de la réflexion ne devraient être traitées qu'oralement.
Je possède tant de choses! et penser à elle dévore tout. Je possède tant de choses! et sans elle tout se réduit à rien.
Tous les présents, toutes les complaisances du monde, ne dédommagent pas d'un moment de plaisir empoisonné par le dépit d'un tyran envieux.
Quand nous nous manquons à nous-même, tout nous manque.
C'était mon destin de faire le tourment des personnes dont j'aurais dû faire la joie.
Il est pourtant vrai que rien dans le monde ne nous rend nécessaires aux autres comme l'affection que nous avons pour eux.
Tous les hommes extraordinaires qui ont fait quelque chose de grand, quelque chose qui semblait impossible, ont de tout temps été qualifiés d'ivres et d'insensés.
Il y aurait moins de souffrances ici bas, si les hommes ne s'appliquaient pas avec tant d'imagination à évoquer les souvenirs des maux anciens, plutôt que de supporter un présent qui leur est indifférent.
Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
Qu'est-ce donc que la destinée de l'homme, sinon de souffrir sa condition humaine, de vider son calice jusqu'à la lie ?
Il n'y a pas au monde de joie plus vraie, plus sensible, que de voir une grande âme qui s'ouvre devant vous.
Qui mal se porte n'est bien nulle part.
Je trouve aussi étonnant que l'on nomme lâche le malheureux qui se prive de la vie que si l'on donnait ce nom au malade qui succombe à une fièvre maligne.
Il en est de la mauvaise humeur tout comme de la paresse, car c'est une sorte de paresse.
Il est pourtant bien certain que dans ce monde rien ne rend un homme nécessaire, si ce n'est l'amour.
Si nous avions sans cesse le coeur ouvert pour jouir du bien que Dieu chaque jour nous réserve, nous aurions assez de force aussi pour supporter le mal quand il vient.
Malheur à ceux, m'écriai-je, qui se servent du pouvoir qu'ils ont sur un coeur pour lui ravir les jouissances pures qui y germent d'elles- mêmes !
Je suis content et heureux, par conséquent mauvais historien.
La vie humaine est un songe : d'autres l'ont dit avant moi, mais cette idée me suit partout
La vie humaine est un songe : d'autres l'ont dit avant moi, mais cette idée me suit partout. Quand je considère les bornes étroites dans lesquelles sont circonscrites les facultés de l'homme, son activité et son intelligence ; quand je vois que nous épuisons toutes nos forces à satisfaire des besoins, et que ces besoins ne tendent qu'à prolonger notre misérable existence ; que notre tranquillité sur bien des questions n'est qu'une résignation fondée sur des chimères, semblables à celles des prisonniers qui auraient couvert de peintures variées et de riantes perspectives les murs de leur cachot ; tout cela mon ami, me rend muet. Je rentre en moi-même, et j'y trouve un monde, mais plutôt en pressentiments et en sombres désirs qu'en réalité et en action ; et alors tout s'embrouille en moi, et, perdu dans mes rêves, je poursuis en souriant ma route dans le monde.
Quelquefois je ne puis comprendre comment un être peut l'aimer, ose l'aimer, quand je l'aime si uniquement, si profondément, si pleinement ; quand je ne connais rien, ne sais rien, n'ai rien qu'elle.