Auteur

Johann Wolfgang Goethe

Anaxagore enseignait que les animaux ont la raison active, mais non la raison passive, qui sert en même temps d'interprète au raisonnement.
Cette question : De quelle idée le poète s'est-il inspiré ? Appartient encore au premier point de vue. Le comment c'est ce que personne ne sait.
La nature ne se laisse point dévoiler, et il n'est ni levier ni machine qui puisse la contraindre à faire voir à mon esprit ce qu'elle a résolu de lui cacher.
Qui peut penser une idée sotte ou sage que le monde avant lui n'ait déjà pensée ?
Mon parcours d'épouvante m'apporte une récompense bienheureuse, quel néant impénétrable était pour moi le monde !
L'homme croit d'ordinaire, quand il entend des mots, qu'ils doivent absolument contenir une pensée.
On ménage les vieillards comme on ménage les enfants.
Croyez-vous qu'on vous donne de l'or et des richesses ? Pour vous autres, dans ce jeu, même des jetons seraient de trop. Nigauds que vous êtesa ! Une jolie apparence, et vous voudriez que ce soit la plate vérité.
Leurs tilleuls, je les voudrais pour ma résidence, ces quelques arbres qui ne sont pas à moi, me gâchent la possession du monde.
Personne n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être.
Je me donnerais volontiers au diable, si je ne l'étais moi-même.
A la fin, les élèves n'en font qu'à leur tête, comme s'ils n'avaient jamais reçu d'éducation.
Ma mie, vous comprenez mal les temps ce qui est fait est fait. Fournissez-vous de nouveautés, il n'y a plus que les nouveautés qui nous attirent.
Ce que l'on ne comprend pas, on ne le possède pas.
Toute tendance à l'idéal est suspecte, principalement chez les femmes. Quoiqu'il en soit, tout homme de talent s'entoure d'un sérail où l'on traite d'idées religieuses, morales et esthétiques.
Les hommes ne révèlent nulle part mieux leur caractère, que dans ce qu'ils trouvent ridicule.
Le plus grand honneur humain est de se contenir dans le malheur, de supporter la douleur avec égalité et dignité.
La vie humaine est un songe : d'autres l'ont dit avant moi, mais cette idée me suit partout
La vie humaine est un songe : d'autres l'ont dit avant moi, mais cette idée me suit partout. Quand je considère les bornes étroites dans lesquelles sont circonscrites les facultés de l'homme, son activité et son intelligence ; quand je vois que nous épuisons toutes nos forces à satisfaire des besoins, et que ces besoins ne tendent qu'à prolonger notre misérable existence ; que notre tranquillité sur bien des questions n'est qu'une résignation fondée sur des chimères, semblables à celles des prisonniers qui auraient couvert de peintures variées et de riantes perspectives les murs de leur cachot ; tout cela mon ami, me rend muet. Je rentre en moi-même, et j'y trouve un monde, mais plutôt en pressentiments et en sombres désirs qu'en réalité et en action ; et alors tout s'embrouille en moi, et, perdu dans mes rêves, je poursuis en souriant ma route dans le monde.
Quelquefois je ne puis comprendre comment un être peut l'aimer, ose l'aimer, quand je l'aime si uniquement, si profondément, si pleinement ; quand je ne connais rien, ne sais rien, n'ai rien qu'elle.

Œuvres de Johann Wolfgang Goethe

A son ami Zelter, 1831.Annales (1830)Annales, notes quotidiennes et annuelles de 1822 à 1825 (1830)Ballades (1787), La fiancée de CorintheChansonsConversation avec Eckermann, 15 octobre 1825Conversation avec Eckermann, 2 avril 1829Conversation avec Riemer, 3 février 1807Conversations avec EckermannConversations avec Eckermann (1836-1848), 1823Conversations, 1823Conversations, 1825Conversations, 1827Conversations, 1829Dernières paroles de Goethe sur son lit de mort, et dont le sens est contreversé.Dichtung und Wahrheit (1811-1830)Divan occidental-oriental (1819), Nostalgie bienheureuseEgmont (1789)Entretiens, EckermansFaust (1806)