Auteur

Jean Racine

Tant que l'astre des temps éclairera le monde.
Quel astre à nos yeux vient de luire? - Quel sera quelque jour cet enfant merveilleux?
Je veux moins de valeur, et plus d'obéissance. - Fuyez. Je ne crains point votre impuissant courroux, - et je romps tous les noeuds qui m'attachent à vous.
Vous que l'amitié seule attache sur ses pas, - prince, dans son malheur ne l'abandonnez pas.
D'ailleurs, vous le savez, en bannissant ses rois, - Rome à ce nom, si noble et si saint autrefois, - Attacha pour jamais une haine puissante ...
Le ciel n'a point aux jours de cette infortunée - Attaché le bonheur de votre destinée.
En vain à l'observer jour et nuit je m'attache: elle meurt dans mes bras d'un mal qu'elle me cache.
Il oppose à l'amour un coeur inaccessible: cherchons pour l'attaquer quelque endroit plus sensible.
Phèdre, atteinte d'un mal qu'elle s'obstine à taire, lasse enfin d'elle-même et du jour qui l'éclaire, peut-elle contre vous former quelques desseins?
Vous n'aviez pas encore atteint l'âge où je touche, déjà plus d'un tyran, plus d'un monstre farouche avoit de votre bras senti la pesanteur; déjà, de l'insolence heureux persécuteur, vous aviez des deux mers assuré les rivages.
Du perfide couteau comme eux il fut frappé. - Mais Dieu du coup mortel sut détourner l'atteinte, conserva dans son coeur la chaleur presque éteinte ...
Toutefois attendons que son sort s'éclaircisse; et s'il faut qu'un rival la ravisse à ma foi, du moins, en expirant, ne la cédons qu'au roi.
Bajazet touche presque au trône des sultans: il ne faut plus qu'un pas. Mais c'est où je l'attends.
Je l'aime, et ne veux plus m'en taire, puisqu'enfin pour rival je n'ai plus que mon frère.
Heureuse si mes pleurs vous peuvent attendrir, une mère à vos pieds peut tomber sans rougir.
De quoi l'accuse-t-il? Et par quel attentat - Devient-elle en un jour criminelle d'état.
L'Europe était dans l'attente de ce qui allait arriver.
Qu'il vous donne ce roi promis aux nations, cet enfant de David, votre espoir, votre attente...
De quel droit sur vous-même osez-vous attenter? Vous offensez les dieux auteurs de votre vie; vous trahissez l'époux à qui la foi vous lie; vous trahissez enfin vos enfants malheureux, que vous précipitez sous un joug rigoureux.
Prêtez-moi l'un et l'autre une oreille attentive.
Je voue à votre fils une amitié de père; j'en atteste les dieux, je le jure à sa mère.
N'attirez point sur vous des périls superflus, pour un fils insolent, que vous ne verrez plus.
De l'aimable vertu doux et puissants attraits! - Tout respire en Esther l'innocence et la paix.
Allez: pour ce grand jour il faut que je m'apprête, et du temple déjà l'aube blanchit le faîte.
De ce soupir que faut-il que j'augure? - Du sang qui se révolte est-ce quelque murmure? - Croirai-je qu'une nuit a pu vous ébranler? - Est-ce donc votre coeur qui vient de nous parler? - Songez-y. Vous devez votre fille à la Grèce.

Œuvres de Jean Racine

A M. VitartAbrégé de l'Histoire de Port-RoyalAbrégé de l'histoire de Port Royal (édition posthume 1767)Alexandre le grand (1665)Alexandre le grand (1665), III, 2Andromaque (1667)Andromaque (1667), I, 1Andromaque (1667), I, 1, OresteAndromaque (1667), I, 1, PyladeAndromaque (1667), I, 2, PyrrhusAndromaque (1667), I, 4, AndromaqueAndromaque (1667), I, 4, PyrrhusAndromaque (1667), II, 1Andromaque (1667), II, 1, HermioneAndromaque (1667), II, 2, OresteAndromaque (1667), II, 5Andromaque (1667), II, 5, PyrrhusAndromaque (1667), III, 1Andromaque (1667), III, 1, OresteAndromaque (1667), III, 1, Pylade