Parler juste, c'est comme chanter juste, c'est un don. Mais ça étonne moins.
La vocation n'est que le résultat de la pratique.
Le fait de n'attacher qu'une importance relative à sa propre opinion vous confère le droit absolu de n'en attacher aucune à l'opinion d'autrui.
Vous nous citiez le mot de Feydeau à qui l'on venait de servir un homard auquel il manquait une pince.
Être léger, visiblement, c'est démasquer les vaniteux. C'est inquiéter les imposteurs. C'est confondre les méchants. C'est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C'est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale...
Il pourrait pourtant paraître légitime et humain qu'après une guerre qui vient de les détruire, les sociétés aient acquis le droit de rigoler un peu après avoir enterré leurs morts, tout en réparant les dégâts causés par un excès de réflexion sur leur avenir...
Devant Georges Feydeau, on évoque la personnalité d'une belle actrice. L'un des convives prend la parole :
Un jour d'inauguration devant Guernica, un touriste allemand apostrophe Picasso : - \r\n- C'est vous qui avez fait ça ? - \r\nPicasso, sans hésiter : - \r\n- Non, c'est vous !
- Monsieur Guitry, comment voyez vous la vie amoureuse ? - \r\n- C'est très simple : on se veut et on s'enlace; puis on s'en lasse et on s'en veut .
Au milieu d'un diné bien arrosé, un invité se vante auprès de Marcel Aimé : - \r\n- Moi, je me suis fait tout seul ! - \r\nL'auteur de \" la jument verte\" rétorque : - \r\n- Ah, monsieur, vous déchargez Dieu d'une bien grande responsabilité.
Une féministe enragée interrompit, un jour, Winston Churchill au beau milieu d'un discours et lui lança :
Aucun triomphe, aucun échec n'assure ou ne provoque le suivant. Les succès succèdent aux échecs et les échecs succèdent aux succès pour nous comme pour tout le monde. Cela porte un très beau nom, ça s'appelle la vie
Sitôt ma “philo” terminée, j'ai eu l'occasion d'une audition. [...] J'ai dû passer une Fable de la Fontaine à un monsieur, c'était pour partir en Allemagne. Vraiment c'est le hasard. Je ne me suis pas réveillé un jour à 14 ans avec 40 de fièvre en me disant 'je vais faire du théâtre'. C'est un peu le hasard, et mon goût plus ou moins inconscient ou subconscient qui m'y a entraîné. Cette audition a été satisfaisante. Grâce aux dieux, comme on dit dans les textes classiques, je n'ai pas pu partir dans cette tournée en Allemagne car les événements qui dirigent les hommes sont intervenus. Et la tournée n'a pas eu lieu car les bombardements étaient tels qu'il n'était plus conscient d'aller faire un tour en Allemagne.
On ne sait rien parce qu'une pièce qu'on aborde, que ce soit une pièce pour le théâtre, une série pour la télévision ou un film pour le cinéma, les choses que vous avez pu faire avant ne vous apporteront rien. Le rôle est nouveau, par conséquent les sentiments à exprimer sont nouveaux, l'action à déterminer est nouvelle.
Tant qu'il n'y a pas identification et identité totale, et osmose totale entre le personnage et l'acteur, pour moi il n'y a pas de jeu. Je suis rigoureusement contre cette fameuse distanciation qu'on prône à l'heure actuelle. Car je trouve que les gens reçoivent un battement au coeur qu'on parle du chômage, de la condition sociale, de la conviction humaine ou de la bombe atomique.
C'est quand même avec le coeur qu'on exprime des choses. Donc s'il n'y a pas identité et identification entre le personnage et l'acteur on perd son temps, on ne parle pas aux gens.
Je vais jouer celui-là et l'on verra ce que ça donne. Je pense que c'est peut-être la dernière pièce que je joue. Je ne suis sûr de rien. Je ne suis pas sûr de l'heure de ma mort donc par conséquent je ne suis sûr de rien. Je ne pense pas au prochain rôle, je pense au cimetière. [...] Vous savez, la mort ce n'est pas triste, c'est une logique, on naît, on vit, on meurt, c'est aussi simple que ça. On ferme le rideau de fer.
Il ne faut pas mettre sa vie privée au service des personnages, il faut mettre sa personnalité au service des personnages.
Je ne sais pas pourquoi j'ai réussi. J'ai été honnête avec mon métier, avec les personnages que j'ai essayé de jouer, je ne me suis jamais vanté de quelque chose
Enfin, je ne peux plus prétendre à des rendez-vous avec des jeunes femmes… mais c'est bien l'émotion d'un premier rendez-vous
Moi j'avais la trouille hier soir avant de commencer, j'ai relu quatre fois mon attaque de texte. Et j'ai fait les exercices de respiration comme je faisais quand j'avais 18 ans que je me suis présenté au Conservatoire
Œuvres de Jean Piat
En 2008, sur Europe 1, Jean Piat se confiait sur le tracEn février 1980, au micro Françoise Favier, dans l’émission Le Texte et la margeInvité dès 1962 dans l’émission Les Premiers Pas, sur les ondes de la RTFJe vous aime bien, monsieur Guitry (2002)Le 5 février 2017, invité de David Abiker dans \"C'est arrivé demain\" sur Europe 1Les Plumes des paonsLes Plumes des paons (1980)Vous n'aurez pas le dernier mot ! : Petite anthologie désinvolte des plus belles réparties