On ne sait rien parce qu'une pièce qu'on aborde, que ce soit une pièce pour le théâtre, une série pour la télévision ou un film pour le cinéma, les choses que vous avez pu faire avant ne vous apporteront rien. Le rôle est nouveau, par conséquent les sentiments à exprimer sont nouveaux, l'action à déterminer est nouvelle.
❧
Devant Georges Feydeau, on évoque la personnalité d'une belle actrice. L'un des convives prend la parole :
◆
À lire aussi de Jean Piat
Il pourrait pourtant paraître légitime et humain qu'après une guerre qui vient de les détruire, les sociétés aient acquis le droit de rigoler un peu après avoir enterré leurs morts, tout en réparant les dégâts causés par un excès de réflexion sur leur avenir...
Tant qu'il n'y a pas identification et identité totale, et osmose totale entre le personnage et l'acteur, pour moi il n'y a pas de jeu. Je suis rigoureusement contre cette fameuse distanciation qu'on prône à l'heure actuelle. Car je trouve que les gens reçoivent un battement au coeur qu'on parle du chômage, de la condition sociale, de la conviction humaine ou de la bombe atomique.
Sitôt ma “philo” terminée, j'ai eu l'occasion d'une audition. [...] J'ai dû passer une Fable de la Fontaine à un monsieur, c'était pour partir en Allemagne. Vraiment c'est le hasard. Je ne me suis pas réveillé un jour à 14 ans avec 40 de fièvre en me disant 'je vais faire du théâtre'. C'est un peu le hasard, et mon goût plus ou moins inconscient ou subconscient qui m'y a entraîné. Cette audition a été satisfaisante. Grâce aux dieux, comme on dit dans les textes classiques, je n'ai pas pu partir dans cette tournée en Allemagne car les événements qui dirigent les hommes sont intervenus. Et la tournée n'a pas eu lieu car les bombardements étaient tels qu'il n'était plus conscient d'aller faire un tour en Allemagne.
Être léger, visiblement, c'est démasquer les vaniteux. C'est inquiéter les imposteurs. C'est confondre les méchants. C'est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C'est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale...
Dans la même œuvre
Un jour d'inauguration devant Guernica, un touriste allemand apostrophe Picasso : - \r\n- C'est vous qui avez fait ça ? - \r\nPicasso, sans hésiter : - \r\n- Non, c'est vous !
- Monsieur Guitry, comment voyez vous la vie amoureuse ? - \r\n- C'est très simple : on se veut et on s'enlace; puis on s'en lasse et on s'en veut .
Au milieu d'un diné bien arrosé, un invité se vante auprès de Marcel Aimé : - \r\n- Moi, je me suis fait tout seul ! - \r\nL'auteur de \" la jument verte\" rétorque : - \r\n- Ah, monsieur, vous déchargez Dieu d'une bien grande responsabilité.
Une féministe enragée interrompit, un jour, Winston Churchill au beau milieu d'un discours et lui lança :