Moi j'avais la trouille hier soir avant de commencer, j'ai relu quatre fois mon attaque de texte. Et j'ai fait les exercices de respiration comme je faisais quand j'avais 18 ans que je me suis présenté au Conservatoire
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Sitôt ma “philo” terminée, j'ai eu l'occasion d'une audition. [...] J'ai dû passer une Fable de la Fontaine à un monsieur, c'était pour partir en Allemagne. Vraiment c'est le hasard. Je ne me suis pas réveillé un jour à 14 ans avec 40 de fièvre en me disant 'je vais faire du théâtre'. C'est un peu le hasard, et mon goût plus ou moins inconscient ou subconscient qui m'y a entraîné. Cette audition a été satisfaisante. Grâce aux dieux, comme on dit dans les textes classiques, je n'ai pas pu partir dans cette tournée en Allemagne car les événements qui dirigent les hommes sont intervenus. Et la tournée n'a pas eu lieu car les bombardements étaient tels qu'il n'était plus conscient d'aller faire un tour en Allemagne.
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Enfin, je ne peux plus prétendre à des rendez-vous avec des jeunes femmes… mais c'est bien l'émotion d'un premier rendez-vous
Être léger, visiblement, c'est démasquer les vaniteux. C'est inquiéter les imposteurs. C'est confondre les méchants. C'est opposer la grâce à la mauvaise humeur. C'est donner en outre un témoignage exquis de pudeur morale...
Tant qu'il n'y a pas identification et identité totale, et osmose totale entre le personnage et l'acteur, pour moi il n'y a pas de jeu. Je suis rigoureusement contre cette fameuse distanciation qu'on prône à l'heure actuelle. Car je trouve que les gens reçoivent un battement au coeur qu'on parle du chômage, de la condition sociale, de la conviction humaine ou de la bombe atomique.
Devant Georges Feydeau, on évoque la personnalité d'une belle actrice. L'un des convives prend la parole :