- Monsieur Guitry, comment voyez vous la vie amoureuse ? - \r\n- C'est très simple : on se veut et on s'enlace; puis on s'en lasse et on s'en veut .
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Aucun triomphe, aucun échec n'assure ou ne provoque le suivant. Les succès succèdent aux échecs et les échecs succèdent aux succès pour nous comme pour tout le monde. Cela porte un très beau nom, ça s'appelle la vie
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Sitôt ma “philo” terminée, j'ai eu l'occasion d'une audition. [...] J'ai dû passer une Fable de la Fontaine à un monsieur, c'était pour partir en Allemagne. Vraiment c'est le hasard. Je ne me suis pas réveillé un jour à 14 ans avec 40 de fièvre en me disant 'je vais faire du théâtre'. C'est un peu le hasard, et mon goût plus ou moins inconscient ou subconscient qui m'y a entraîné. Cette audition a été satisfaisante. Grâce aux dieux, comme on dit dans les textes classiques, je n'ai pas pu partir dans cette tournée en Allemagne car les événements qui dirigent les hommes sont intervenus. Et la tournée n'a pas eu lieu car les bombardements étaient tels qu'il n'était plus conscient d'aller faire un tour en Allemagne.
La vocation n'est que le résultat de la pratique.
Vous nous citiez le mot de Feydeau à qui l'on venait de servir un homard auquel il manquait une pince.
Je vais jouer celui-là et l'on verra ce que ça donne. Je pense que c'est peut-être la dernière pièce que je joue. Je ne suis sûr de rien. Je ne suis pas sûr de l'heure de ma mort donc par conséquent je ne suis sûr de rien. Je ne pense pas au prochain rôle, je pense au cimetière. [...] Vous savez, la mort ce n'est pas triste, c'est une logique, on naît, on vit, on meurt, c'est aussi simple que ça. On ferme le rideau de fer.