La mort représente une totale dépossession.
Auteur
Jean-Paul Sartre
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L'émotion n'intervient-elle pas précisément, pour James, au moment d'une désadaptation brusque et ne consiste-t-elle pas essentiellement dans l'ensemble de désordres que cette désadaptation amène dans l'organisme.
C'était un garçon solitaire, désadapté, paresseux et vaniteux.
Ivich n'était qu'une proie, il la déshabillait d'un regard connaisseur et sensuel.
Pinette, le front bas, regardait Longin par en dessous en soufflant et en frappant du pied.
J'étais élu, marqué mais sans talent: tout viendrait de ma longue patience et de mes malheurs.
Ils ne font que des projets à court terme, comme s'ils n'avaient devant eux que cinq ou six ans.
Les pays s'inondent réciproquement de «Digests» c'est-à-dire, comme le nom l'indique, de littérature déjà digérée, de chyle littéraire.
Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître; nous avions une vague intention, nous la précisons par des mots et nous voilà en train de dire tout autre chose que ce que nous voulions dire.
Nous, qui trouvons aujourd'hui toutes les voies libres, qui pensons que tout est à dire et sommes pris de vertiges, parfois, devant ces espaces vides qui s'étendent devant nous.
T'aurais voulu qu'on se fasse tuer pendant que les généraux discutaient le bout de gras avec les Fritz dans un château historique?
Elle haussa vers lui son visage tendre et disgracié.
Le général sortit à son tour, un colonel ferma doucement la porte derrière lui: l'état-major divisionnaire était au complet, une vingtaine d'officiers.
Faut pas t'en faire, poupée: il en viendra d'autres. Un de perdu, dix de retrouvés.
La demoiselle avait des doigts fins et blancs avec des ongles faits. Zézette prit une cigarette entre ces doigts rouges.
La lumière remontait de la poitrine au front, rasait les lèvres fardées, dorait un léger duvet blond, au coin des lèvres, rougissait un peu les narines.
- Tu t'en vas?... - Eh bien!... tu me mets dans de beaux draps! Qu'est-ce que je vais faire sans toi?
Je voulais être un homme. Un dur... Est-ce que c'est possible qu'on soit un lâche quand on a choisi les chemins les plus dangereux?
Dans la rue des Blancs-Manteaux - Ils ont élevé des tréteaux - Et mis du son dans un seau - Et c'était un échafaud ...
L'histoire d'une vie, quelle qu'elle soit, est l'histoire d'un échec. Le coefficient d'adversité des choses est tel qu'il faut des années de patience pour obtenir le plus infime résultat.
Elle y pense un petit peu, un tout petit peu, de-ci, de-là, elle l'écornifle.
Le prosateur écrit, c'est vrai, et le poète écrit aussi. Mais entre ces deux actes d'écrire il n'y a de commun que le mouvement de la main qui trace les lettres.
Le regard effleure nonchalamment un dos nu, une croupe un peu tendue.
L'effondrement du toit obstruait toute la partie nord de la plate-forme; les gravats et les poutres bouchaient la trappe.
Le jeune homme assiste à l'effondrement de l'univers sérieux qui protégeait son enfance.
Œuvres de Jean-Paul Sartre
A propos du Tintoret.Baudelaire (1946)Cahiers pour une morale (1983)Carnets de la drôle de guerre - Septembre 1939 - Mars 1940 (1983)Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.Critique de la raison dialectique (1960)Dans Obliques, Sartre et les arts.Enregistrement phonographique de Jean-Paul Sartre en 1965 en préambule à Huis clos - L'enfer c'est les autresEsquisse d'une théorie des émotions (1938)Huis Clos (1944)Huis Clos (1944), V, EstelleL'Etre et le Néant (1943)L'Idiot de la famille (1971-1972)L'existentialisme est un humanisme (1945)L'existentialisme est un humaniste (1945)L'imagination (1936)La Dernière ChanceLa Putain respectueuse (1946)La nausée (1938)Le Diable et le Bon Dieu (1951)