Un imposteur est un fourbe qui veut en imposer aux autres pour son profit.
Auteur
Jean-Jacques Rousseau
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Que pouvais-je espérer de moi, qui sentais si bien mon inaptitude à m'exprimer impromptu?
Les passions que nous partageons nous séduisent; celles qui choquent nos intérêts nous révoltent, et, par une inconséquence qui nous vient d'elles, nous blâmons dans les autres ce que nous voudrions imiter.
L'indépendance que je croyais avoir acquise était le seul sentiment qui m'affectait. Libre et maître de moi-même, je croyais pouvoir tout faire, atteindre à tout.
On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent; mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Mais en lui détaillant avec simplicité tout ce qui m'est arrivé, tout ce que j'ai fait, tout ce que j'ai pensé, tout ce que j'ai senti, je ne puis l'induire en erreur, à moins que je ne le veuille.
Le moment de la possession est une crise de l'amour.
L'intelligence humaine a ses bornes; et non seulement un homme ne peut pas tout savoir, il ne peut pas même savoir en entier le peu que savent les autres hommes.
L'art d'interroger n'est pas si facile qu'on pense; c'est bien plus l'art des maîtres que des disciples; il faut déjà avoir appris beaucoup de choses pour savoir demander ce qu'on sait pas.
Elle était si réellement aimable que plus l'intimité dans laquelle on vivait avec elle était grande, plus on y trouvait de nouveaux sujets de l'aimer.
L'invention des autres arts fut donc nécessaire pour forcer le genre humain à s'appliquer à celui de l'agriculture.
Dans tous les maux qui nous arrivent, nous regardons plus à l'intention qu'à l'effet. Une tuile qui tombe d'un toit peut nous blesser davantage mais ne nous navre pas tant qu'une pierre lancée à dessein par une main malveillante.
Il n'y a point de vertu sans force, et le chemin du vice est la lâcheté.
Il y a des événements de ma vie qui me sont aussi présents que s'ils venaient d'arriver; mais il y a des lacunes et des vides que je ne peux remplir qu'à l'aide de récits aussi confus que le souvenir qui m'en est resté.
J'ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, et la grande réserve de la table annonce assez souvent des moeurs feintes et des âmes doubles.
Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme.
Toute fille lettrée restera fille toute sa vie, quand il n'y aura que des hommes sensés sur la terre.
Quiconque rougit est déjà coupable; la vraie innocence n'a honte de rien.
La seule passion naturelle à l'homme est l'amour de soi-même, ou l'amour-propre pris dans un sens étendu.
Homme, ne cherche plus l'auteur du mal; cet auteur, c'est toi-même. Il n'existe point d'autre mal que celui que tu fais ou que tu souffres, et l'un et l'autre te vient de toi.
Voltaire, en paraissant toujours croire en Dieu, n'a réellement jamais cru qu'au diable, puisque son Dieu prétendu n'est qu'un être malfaisant qui, selon lui, ne prend de plaisir qu'à nuire.
L'ordre social est un droit sacré, qui sert de base à tous les autres.
Je ne perdis point courage; mais j'avais perdu beaucoup de temps.
Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme, ce sera moi.
C'est ainsi que la droiture et la franchise en toute chose sont des crimes affreux dans le monde, et je paraîtrais à mes contemporains méchant et féroce quand je n'aurais à leurs yeux d'autre crime que de n'être pas faux et perfide comme eux.
Œuvres de Jean-Jacques Rousseau
Considérations sur le gouvernement de Pologne (1770-1771)Correspondance, à M Le Prince de Beloselski , Paris, 27 mai 1775.Correspondance, à M. David Hume, 10 juillet 1766Correspondance, à M. MoultonCorrespondance, à M. Moulton (A propos de Voltaire)Correspondance, à M. PictetCorrespondance, à M. de MalesherbesCorrespondance, à M. de Malesherbes, 12 janvier 1762Correspondance, à Mgr l'Archevêque de ParisCorrespondance, à un jeune hommeDernière réponse, à M. Bordes (1752)DialogueDictionnaire de musique (1767)Discours contre les sciencesDiscours sur l'inégalité (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), IIDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), NotesDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), Seconde partieDiscours sur l'économie politique (1755)