Auteur

Jean-Jacques Rousseau

Le sauvage vit en lui-même; l'homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l'opinion des autres.
Les actes de la conscience ne sont pas des jugements mais des sentiments.
Les protestants sont en général mieux instruits que les catholiques. Ce doit être : la doctrine des uns exige la discussion, celle des autres la soumission. Le catholique doit adopter la décision qu'on lui donne; le protestant doit appendre à décider.
Les enfants flattent quelquefois les vieillards, mais ils ne les aiment jamais.
Les fruits sont à tous, et la terre n'est à personne.
Les gouvernements qui se conduisent le mieux sont ceux dont on parle le moins.
Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n'ont rien.
N'étant pas capable de jugement les enfants n'ont point de véritable mémoire.
Nos passions sont les principaux instruments de notre conservation; c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire.
Nul ne veut le bien public que quand il s'accorde avec le sien.
On a fait l'Amour aveugle, parce qu'il a de meilleurs yeux que nous.
Pourquoi voudrais-je être Caton qui déchire ses entrailles, plutôt que César triomphant ?
O Français et Françaises, nation parlière, que vous donnez de force aux mots, et que vous en donnez peu aux choses !
Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs.
Si c'est la raison qui fait l'homme, c'est le sentiment qui le conduit.
Suffit-il de n'être jamais injuste pour être toujours innocent?
Tous nos soins à bien traiter et nourrir ces animaux n'aboutissent qu'à les abâtardir.
Toute méchanceté vient de faiblesse; l'enfant est méchant que parce qu'il est faible; rendez-le fort, il sera bon.
Vous ne parviendrez jamais à faire des sages si vous ne faites d'abord des polissons.
Vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne.
Et dans ce monde et dans l'autre, les méchants sont toujours bien embarrassants.
Il faut bien mentir quelquefois quand on est évêque.
Il ne faut accorder aux sens quand on veut leur refuser quelque chose.
L'oisiveté me suffit, et, pourvu que je ne fasse rien, j'aime encore mieux rêver éveillé qu'en songe.
On dirait que mon coeur et mon esprit n'appartiennent pas au même individu.

Œuvres de Jean-Jacques Rousseau

Considérations sur le gouvernement de Pologne (1770-1771)Correspondance, à M Le Prince de Beloselski , Paris, 27 mai 1775.Correspondance, à M. David Hume, 10 juillet 1766Correspondance, à M. MoultonCorrespondance, à M. Moulton (A propos de Voltaire)Correspondance, à M. PictetCorrespondance, à M. de MalesherbesCorrespondance, à M. de Malesherbes, 12 janvier 1762Correspondance, à Mgr l'Archevêque de ParisCorrespondance, à un jeune hommeDernière réponse, à M. Bordes (1752)DialogueDictionnaire de musique (1767)Discours contre les sciencesDiscours sur l'inégalité (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755)Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), IIDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), NotesDiscours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), Seconde partieDiscours sur l'économie politique (1755)