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Homère

La vie alors le quitte, et sur son corps s'engage entre Argiens et Troyens une rude bataille. On croirait voir des loups: l'un sur l'autre ils se ruent; chaque homme abat son homme.
Du combat, seuls les lâches s'écartent.
Les conseils d'un ami sont précieux.
La honte sauve plus de gens qu'elle n'en fait périr; - Mais pour celui qui fuit, il n'est ni gloire ni secours.
Ah ! qu'au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte - Et de courroux, qui pousse le plus sage à s'emporter - Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, - Quand, comme une fumée, il monte dans le coeur de l'homme.
Ah ! je te reconnais bien là, et je n'espérais pas - Pouvoir fléchir ce coeur de fer qui loge en ta poitrine, - Mais crains que je n'attire le courroux du ciel sur toi.
L'adresse, plus que la vigueur, fait le bon bûcheron. - L'adresse permet au pilote, sur la mer vineuse, - De diriger son navire assailli par les vents.
Laissons dormir notre souffrance au plus profond de nous. - A quoi bon pousser des sanglots qui vous glacent le coeur ? - Tel est le sort que les dieux filent aux pauvres mortels: - Vivre dans le chagrin, alors qu'eux restent sans soucis.
Elle est douce, la terre, aux voeux des naufragés, dont Poséidon en mer, sous l'assaut de la vague et du vent, a brisé le solide navire.
Est-il dans cette vie une gloire plus grande que de savoir jouer des jambes et des bras ?
D'où qu'il vienne, l'homme courageux est celui qui accomplit le mieux tout ce qu'il fait.
Sur terre les humains passent comme les feuilles: si le vent fait tomber les unes sur le sol, la forêt vigoureuse, au retour du printemps, en fait pousser bien d'autres; chez les hommes ainsi les générations l'une à l'autre succèdent.
Nous vivons à l'écart et les derniers des peuples, en cette mer des houles, si loin que nul mortel n'a commerce avec nous...
Patience mon coeur !
Aucun moyen n'est de trouver un remède au mal une fois fait.
Le sceptre vole au loin, et l'imprudent Atride, - Contraint de renfermer la fureur qui le guide, - Laisse parler Nestor, qui s'adressant au ciel, - L'invoque d'une voix plus douce que le miel.
Ah ! que la dissension périsse parmi les Dieux ! et, parmi les hommes, périsse la colère qui trouble le plus sage, et qui, plus douce que le miel liquide, se gonfle, comme la fumée, dans la poitrine des hommes !
Vous n'avez devant vous qu'un pauvre naufragé. Puisqu'il nous est venu, il doit avoir nos soins: étrangers, mendiants, tous nous viennent droit de Zeus. Allons, femmes ! petite aumône, grande joie ! donnez à l'étranger de quoi manger.
Petite aumône grande joie ?
Chante la colère, déesse, du fils de Pélée, Achille, colère funeste et qui causa mille douleurs aux Achéens !
Il ne faut pas dédaigner les dons glorieux des immortels que seuls ils peuvent accorder et que personne ne peut refuser à son gré.
Mon pauvre ami, ta valeur te perdra !
Ah ! qu'un monceau de terre recouvre mon cadavre plutôt que d'entendre jamais tes cris et ta capture !
Zeus et vous autres, dieux, faites que mon fils que voici soit comme moi distingué parmi les Troyens.
Tous ensemble, nous ne valons pas le seul Hector.

Œuvres de Homère

Hécube à Ulysse.L'IliadeL'Iliade, I, 1L'Iliade, I, 225L'Iliade, II, 204-205L'Iliade, III, 65L'Iliade, IV, 470-472L'Iliade, IXL'Iliade, VIL'Iliade, VI, 407L'Iliade, VIII, 234L'Iliade, X, 173L'Iliade, XVI, 60L'Iliade, XVII, 32L'Iliade, XVIIIL'Iliade, XX, 249L'Iliade, XXII, 262L'Iliade, XXIII, 18L'Iliade, XXIII, 313L'Iliade, XXIII, 315