Le vide produit le froid et le froid me hérisse de glaçons. Le souffle du printemps, la chaleur des affections, redonnerait à mon sang la circulation, à mon âme l'espérance, à mon imagination la verve, à tout mon être l'élan.
Auteur
Henri-Frédéric Amiel
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Il regarde la vie comme on la voit du lit de mort, quand on la juge sans amertume et sans vains regrets.
Mille choses avancent, neuf cent quatre-vingt dix-huit reculent ; c'est là le progrès.
Ce qui me manque, c'est l'abandon filial en Dieu et une compagne selon mon coeur ; ce qui me dévore, c'est la solitude du coeur et le vide de l'âme.
Nous voulons toujours sauter hors de notre ombre.
L'homme cultivé peut tout apprendre ; l'homme instruit a déjà des provisions accumulées.
La force la plus haute est celle d'équilibre.
Le vrai nom du bonheur est la sérénité.
Contente-toi de mériter l'estime et ne tiens point à l'obtenir.
Adore secrètement la sympathie, mais aguerris-toi toujours davantage à t'en passer.
La confiance ne se commande pas, et la bonté ne se présume pas.
Ceux qui se découragent ou meurent ont tort, le monde refleurit toujours ; le tout est de survivre aux orages, aux maladies ou aux hivers.
— Puisse cette année vous être douce, vous apporter la verve, la joie, épargner votre santé, épargner vos amitiés. Soyez aimé, apprécié, compris, sinon de tous, au moins d'un bon nombre ; vous le savez, c'est mon plus cher désir.
— Puisse cette année vous être douce, vous apporter la verve, la joie, épargner votre santé, épargner vos amitiés, ne vous enlever personne de ceux auxquels vous tenez, vous apporter au contraire de nouvelles affections pour combler les places vides que fait la mort ou, ce qui est plus triste, le flot montant de la vaste indifférence . Soyez aimé, apprécié, compris, sinon de tous, au moins d'un bon nombre ; vous le savez, c'est mon plus cher désir. (Lettre de la filleule d'Henri-Frédéric Amiel le premier janvier 1880)
— Puisse cette année vous être douce, vous apporter la verve, la joie, épargner votre santé, épargner vos amitiés.
L'an vieux est mort, vive l'an neuf. Puisse cette nouvelle année amener plus de bien que de mal pour le monde ; et m'aider à remplir mieux mes devoirs.
L'an vieux est mort, vive l'an neuf. Puisse cette nouvelle année amener plus de bien que de mal pour le monde
Le vent souffle où il veut, et l'inspiration est capricieuse.
Chaque paysage est un état d'âme.
Œuvres de Henri-Frédéric Amiel
Fragment d'un journal intimeFragments d' un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), mai 1870Fragments d'un journal intime (1884)Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927)Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 1 janvier 1880Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 10 novembre 1852Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 1857Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 1866Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 19 août 1852Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 22 février 1853Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 27 octobre 1855Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 27 octobre 1856Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 29 février 1872Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 3 mars 1857Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 30 mai 1877Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 6 octobre 1860Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), 9 août 1864Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), juillet 1879 - avril 1881Fragments d'un journal intime (1884, 1887, 1923, 1927), septembre 1863Grains de mil (1854)