On est un dès que l'on s'aime.
Auteur
Eric-Emmanuel Schmitt
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Les snobs, ce sont des paresseux qui ne savent ni penser ni juger par eux-mêmes. Pour occuper les snobs, on a inventé la mode, le dernier cri, la nouveauté.
Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n'est pas l'erreur qui est dangereuse, mais le fanatisme de celui qui croit qu'il ne se trompe pas.
Je n'avais jamais noté combien l'âge nous rend libres. A vingt ans, nous sommes le produit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix - si nous en avons fait.
Le jeune homme devient l'adulte qu'a voulu son enfance. Tandis que l'homme mûr est l'enfant du jeune homme.
Car au fond, qu'est-ce qu'un poète ? C'est un gâteux prématuré.
Les femmes, c'est comme les lapins, ça s'attrape par les oreilles.
On aime toujours trop quand on aime vraiment. L'excès est de rigueur.
L'avenir, on l'ignore puisqu'on le fabrique.
C'est la seule chose que nous apprend la mort : qu'il est urgent d'aimer.
La souffrance n'est pas une occasion de haïr, c'est une occasion d'aimer.
Rien ne supprime le chagrin ; mais le vrai coeur le rend utile et bénéfique.
Répondre à l'agression par l'amour, c'était violenter la violence, lui plaquer sous le nez un miroir qui lui renvoie sa face haineuse, révulsée, laide, inacceptable.
En temps de guerre, le pire des dangers est l'habitude. Particulièrement l'accoutumance du danger.
Et je crois qu'on fait la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d'être immortels.
Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents.
La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit.
Le pessimisme demeure le privilège de l'homme qui réfléchit.
C'est très douloureux d'être obligé de croire les autres pour savoir qui l'on est.
C'est irrationnel d'aimer, c'est une fantaisie qui n'appartient pas à notre époque, ça ne se justifie pas, ce n'est pas pratique, c'est à soi-même sa seule justification.
N'écoutez jamais quelqu'un qui dit du bien de moi mais écoutez toujours celui qui en dit du mal, c'est le seul qui ne me sous-estime pas.
La niaiserie est le vêtement dont les cyniques habillent les purs.
L'amour, c'est de la dynamite.
Une phrase me fait davantage trembler qu'un paragraphe. L'esquisse d'une image me trouble plus qu'une description achevée.
Le coeur de l'homme est comme un oiseau enfermé dans la cage du corps.
Œuvres de Eric-Emmanuel Schmitt
Concerto à la mémoire d'un ange (2010)Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne), septembre 2005.Dans Le Monde, 5 août 2016.Entretien pour le quotidien belge Le Soir, supplément culturel du 6 octobre 2004.Frédérick ou le boulevard du crime (1998)Golden Joe (1995)Interview à la RTBF, 27 décembre 2007.Interview à la TV canadienne, 2005.L' Evangile selon Pilate (2000)L'Elixir d'amour (2014)L'Enfant de Noé (2004)L'Evangile selon Pilate (2000)La Nuit de Valognes (1991)La Part de l'autre (2001)La Rêveuse d'Ostende (2007)La Secte des égoïstes (1994)La Tectonique des sentiments (2008)La femme au miroir (2011)La trahison d'Einstein (2014)Le Sumo qui ne pouvait pas grossir (2009)