Œuvre

Le Sumo qui ne pouvait pas grossir (2009)

Ne pense plus avec ta conscience personnelle, pense avec une autre conscience, celle du monde, pense tel l'arbre qui bourgeonne, telle la pluie qui tombe.
La vie n'est ni un jeu ni un match, sinon il y aurait des gagnants.
Apprendre est agréable. Désapprendre l'est moins.
Ce qu'on refoule pèse plus lourd que ce qu'on explore.
Si j'avais une certitude, c'était que je n'irais jamais voir un match de sumo, le sommet de ce que je haïssais au Japon, le pic du ringard, le Fuji-Yama de l'horreur.
Des tas de lard de deux cents kilos en chignon, quasi nus, un string de soie dans le cul, qui s'agitent sur une piste en cercle, merci !
Le gros en moi, ça y est, je le vois : le gros, ce n'est pas le vainqueur des autres, mais le vainqueur de moi le gros c'est le meilleur de moi qui marche devant moi, qui me guide, m'inspire.