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Emmanuel Macron

Je me fiche de la prochaine élection, je veux réussir furieusement, passionnément ce mandat. Pour cela, je devrai prendre des risques à coup sûr.
La France travaille en moyenne beaucoup moins que ses voisins : on commence plus tard, on part plus tôt et on travaille moins dans l'année.
Quand il s'agit de rebâtir une cathédrale, on sait se fixer un objectif. Je pense qu'il faut le faire pour tout, c'est un élément de mobilisation collective.
Le 1er mai est la fête de toutes celles et ceux qui aiment le travail, le chérissent, parce qu'ils produisent, parce qu'ils forment, parce qu'ils savent que par le travail nous construisons.
Le 1er mai est la fête de toutes celles et ceux qui aiment le travail, le chérissent, parce qu'ils produisent, parce qu'ils forment, parce qu'ils savent que par le travail nous construisons. Merci de porter ces valeurs et d'œuvrer chaque jour pour notre Nation.
Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d'ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux.
Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès , il peut être attiré par l'autoritarisme, qui dit : « la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou. »
Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu'il y avait des sachants et des subissants. C'était une erreur fondamentale.
La crise que nous vivons peut conduire à la guerre et à la désagrégation des démocraties. Tous ceux qui croient, sagement assis, confortablement repus, que ce sont des craintes qu'on agite se trompent, ce sont les mêmes qui se sont réveillés avec des gens qui semblaient inéligibles, ou sortis de l'Europe, alors qu'ils pensaient que ça n'adviendrait jamais.
Notre monde est, si nous le voulons, à l'aube d'une époque nouvelle, d'une civilisation portant au plus haut les ambitions et les facultés de l'homme. Ruiner cet espoir par fascination pour le repli, la violence et la domination serait une erreur dont les générations futures nous feraient, à juste titre, porter la responsabilité historique.
Non, je pense que dans le roman national, il y a des grands repères qui aident à construire notre appartenance à la Nation, qui sont le rapport à notre Histoire et à ses grandes figures, on l'entendait, qui sont les CLOVIS, les JEANNE D'ARC, etc., qui sont ces grandes figures françaises dans lesquelles se cristallise notre rapport à une continuité dans le temps, à l'énergie du peuple français, à une aspiration à la liberté, à l'indépendance, évidemment le moment fondateur de la Révolution française, le rapport à la laïcité, ces blocs que nous avons dans notre Histoire, constituent le roman national, l'adhésion à la Nation et à la République. Donc ça, je pense que c'est très important à la fois de l'enseigner, de le consolider, parce que c'est constitutif de ce que nous sommes.
Je crois que c'est ce qui constitue, d'ailleurs, l'esprit français, c'est une aspiration constante à l'universel, c'est-à-dire cette tension entre ce qui a été et la part d'identité, qui est cette ipséité stricte, et l'aspiration à un universel, c'est-à-dire à ce qui nous échappe.
Celui qui perd ce rapport à l'identité et à un passé qui a été, cet attachement à un récit national, je pense, se dissout ; mais celui qui veut le défendre pieds et poings - on le voit dans les débats contemporains, parfaitement, le zemmourisme, toutes ces choses-là -, celui qui refuse tout discours critique sur cet aspect se trompe parce qu'il enferme l'identité française dans ce qu'elle n'a jamais été ! Elle a toujours été l'appartenance à quelque chose qui nous dépasse.
Je suis toujours très prudent avec le sujet de “l'identité” parce que beaucoup de candidats à droite et à l'extrême-droite utilisent ce terme pour replier la France sur, en quelque sorte, la haine de l'autre, le fantasme d'un passé qui parfois n'a jamais été. Je crois beaucoup plus au concept d'appartenance à une nation, ce qui n'est pas la même chose qu'une identité. L'Histoire nous l'apprend d'ailleurs.
La Nation française, le rapport que nous avons avec la Nation est constamment mouvant, s'est construit dans l'Histoire par un permanent dépassement. C'est ça que l'Histoire veut donner.
Il y a des horreurs dans la République. Il y a des parts d'ombre dans la République. Si nous ne savons pas regarder la continuité de cette Histoire, d'avant et d'après la Révolution, en ce qu'elle a, d'ailleurs, justement, de cohérence profonde dans ses aspirations et si nous ne savons pas considérer les erreurs profondes de cette Histoire, nous ne pouvons pas consolider l'appartenance et la réconciliation des appartenances à la Nation et donc un futur commun.
Cette épidémie [ coronavirus ] qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu'ait connue la France depuis un siècle.
Si nous avons pu retarder la propagation du virus [ coronavirus ] et limiter les cas sévères, c’est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. C’est pourquoi, en votre nom, et avant toute chose, j'aimerais exprimer ce soir la reconnaissance à ces héros en blouse blanche. Ces milliers de femmes et d’hommes admirables qui n’ont d’autre boussole que le soin.
En France, les meilleurs virologues, les meilleures épidémiologistes, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écoutés. Tous nous ont dit que malgré des efforts pour le freiner, le virus [ coronavirus ] continue de se propager. Nous le savions, nous le redoutions.
Mais pour notre intérêt collectif, dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermées. Fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus [ coronavirus ]. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner.
La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte.
Nos professeurs, avec l’appui du secteur privé, travaillent d’ores et déjà sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille. Les protocoles ont commencé et j’espère que, dans les prochaines semaines, les prochains mois, nous aurons des premiers traitements que nous pourrons généraliser. L’Europe a tous les atouts pour offrir au monde l’antidote au Covid-19.
Nous n'ajouterons pas aux difficultés sanitaires la peur de la faillite pour les entrepreneurs, l’angoisse du chômage et des fins de mois difficiles pour les salariés. Tout sera mis en œuvre pour protéger nos salariés et pour protéger nos entreprises. Quoi qu’il en coûte, là aussi.
Nous devons aujourd’hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes. D’une part, le repli nationaliste. Ce virus,[ coronavirus ] il n’a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La coordination européenne est essentielle et j’y veillerai.
Je compte sur vous parce que le gouvernement ne peut pas tout et parce nous sommes une nation. Chacun a son rôle à jouer. Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités et en particulier ces fameux gestes barrières contre le virus. Elles sont aujourd’hui encore trop peu appliquées. Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydroalcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d’un mètre. Ils peuvent apparaître anodins. Ils sauvent des vies. C’est pourquoi, mes chers compatriotes, je vous appelle solennellement à les adopter.

Œuvres de Emmanuel Macron

A Lyon, 4 février 2017.Allocution d'Emmanuel Macron sur le coronavirus , le 12 mars 2020Allocution du Président Emmanuel Macron au sujet de l'épidémie de Coronavirus, le 16 mars 2020Allocution télévisée enregistrée à l’Élysée, le 13 avril 2020Conférence de presse d'Emmanuel Macron, le 31 mars 2020Conférence de presse à l'issue du Grand Débat national, le 25 avril 2019Dans L' Est-Républicain, 21 avril 2016.Dans Le Parisien, 24 septembre 2016.Dans l'Obs, 9 février 2017.Dans le Journal du Dimanche, 12 février 2017.Discours du 11 novembre 2018 lors des commémorations du centenaire de l'Armistice de 1918.Discours du Président de la République Emmanuel Macron relatif à la stratégie et à la méthode pour la transition écologique, le 27 novembre 2018Discours à la Conférence internationale du travail de l’OIT le 11 juin 2019 à GenèveDébat télévisé à 11 de l'élection présidentielle, 4 avril 2017.Emmanuel Macron, vendredi 27 novembre 2020, sur Facebook.En meeting à Paris le 1 mai 2017.En visite au Puy-du-Fou, 19 Août 2016.En visite le vendredi 23 mai 2015 à Lunel, dans l'Hérault.Entretien du président de la République , Emmanuel Macron, le jeudi 31 janvier 2019.Interview Les Echos 6 janvier 2015.