Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d'ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux.

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On est d'abord loyal quand on est fidèle à ses idées.
La France travaille en moyenne beaucoup moins que ses voisins : on commence plus tard, on part plus tôt et on travaille moins dans l'année.
Le Front national, c'est le parti de l'anti-France.
Quand on mène un combat on doit tous être unis. J'appelle les Français à l'unité. Elle est indispensable pour gagner cette bataille. Ensuite viendra le temps des responsabilités et on regardera tous et toutes ce qu'on pouvait mieux faire, ce qu'on aurait pu mieux faire. Et on devra le faire aussi avec un principe de justice à l'égard de tous les choix passés, quels que soient les responsables politiques (...) Quand on vit quelque chose d'inédit on peut pas demander aux gens de l'avoir prévu il y a dix ans.
Non, je pense que dans le roman national, il y a des grands repères qui aident à construire notre appartenance à la Nation, qui sont le rapport à notre Histoire et à ses grandes figures, on l'entendait, qui sont les CLOVIS, les JEANNE D'ARC, etc., qui sont ces grandes figures françaises dans lesquelles se cristallise notre rapport à une continuité dans le temps, à l'énergie du peuple français, à une aspiration à la liberté, à l'indépendance, évidemment le moment fondateur de la Révolution française, le rapport à la laïcité, ces blocs que nous avons dans notre Histoire, constituent le roman national, l'adhésion à la Nation et à la République. Donc ça, je pense que c'est très important à la fois de l'enseigner, de le consolider, parce que c'est constitutif de ce que nous sommes.
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Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès , il peut être attiré par l'autoritarisme, qui dit : « la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou. »
Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu'il y avait des sachants et des subissants. C'était une erreur fondamentale.
La crise que nous vivons peut conduire à la guerre et à la désagrégation des démocraties. Tous ceux qui croient, sagement assis, confortablement repus, que ce sont des craintes qu'on agite se trompent, ce sont les mêmes qui se sont réveillés avec des gens qui semblaient inéligibles, ou sortis de l'Europe, alors qu'ils pensaient que ça n'adviendrait jamais.