Il y a dans cette crise une chance : nous ressouder et prouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde. Un projet français, une raison de vivre ensemble profonde. Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible. Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les “jours heureux”. J’en ai la conviction. Et les vertus qui aujourd’hui nous permettent de tenir seront celles qui nous aideront à bâtir l’avenir, notre solidarité, notre confiance, notre volonté.
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Cette épidémie [ coronavirus ] qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu'ait connue la France depuis un siècle.
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Cette crise doit être l’occasion d’une mobilisation nationale de solidarité entre générations. Nous en avons les ressorts. Je compte sur vous, toutes et tous pour faire nation.
Je crois profondément que nous pouvons transformer les colères en solutions
Moi je crois dans un projet d'une Europe souveraine, d'une Europe puissante. On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d'avoir une vraie armée européenne. Face à la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu'elle pouvait être menaçante. Moi je veux construire un vrai dialogue de sécurité avec la Russie, qui est un pays que je respecte, qui est européen. Mais on doit avoir une Europe qui se défend, davantage seule, sans dépendre seulement des États-Unis, et de manière plus souveraine
Rebâtir notre souveraineté nationale. Retrouver la force morale et la volonté pour produire davantage en France. C'est ce que nous faisons pour les produits de première nécessite, c'est ce que nous continuerons à faire après.
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Si nous avons pu retarder la propagation du virus [ coronavirus ] et limiter les cas sévères, c’est grâce à eux parce que tous ont répondu présents. C’est pourquoi, en votre nom, et avant toute chose, j'aimerais exprimer ce soir la reconnaissance à ces héros en blouse blanche. Ces milliers de femmes et d’hommes admirables qui n’ont d’autre boussole que le soin.
En France, les meilleurs virologues, les meilleures épidémiologistes, des gens qui sont sur le terrain et que nous avons écoutés. Tous nous ont dit que malgré des efforts pour le freiner, le virus [ coronavirus ] continue de se propager. Nous le savions, nous le redoutions.
Mais pour notre intérêt collectif, dès lundi et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermées. Fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus [ coronavirus ]. Les transports publics seront maintenus, car les arrêter, ce serait tout bloquer, y compris la possibilité de soigner.
La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte.
Nos professeurs, avec l’appui du secteur privé, travaillent d’ores et déjà sur plusieurs pistes de traitement à Paris, Marseille. Les protocoles ont commencé et j’espère que, dans les prochaines semaines, les prochains mois, nous aurons des premiers traitements que nous pourrons généraliser. L’Europe a tous les atouts pour offrir au monde l’antidote au Covid-19.