Celui qui perd ce rapport à l'identité et à un passé qui a été, cet attachement à un récit national, je pense, se dissout ; mais celui qui veut le défendre pieds et poings - on le voit dans les débats contemporains, parfaitement, le zemmourisme, toutes ces choses-là -, celui qui refuse tout discours critique sur cet aspect se trompe parce qu'il enferme l'identité française dans ce qu'elle n'a jamais été ! Elle a toujours été l'appartenance à quelque chose qui nous dépasse.

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Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d'ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux.
Pour notre intérêt collectif, dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés. Pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus. [ coronavirus ]
Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes. Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale.
Il faut maintenant dire que lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire.
J'ai décidé de renforcer les mesures pour réduire nos déplacements au strict nécessaire Dès demain midi, et pour 15 jours au moins, nos déplacements seront très fortement réduits. Les regroupements familiaux ou amicaux ne seront plus permis.
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Non, je pense que dans le roman national, il y a des grands repères qui aident à construire notre appartenance à la Nation, qui sont le rapport à notre Histoire et à ses grandes figures, on l'entendait, qui sont les CLOVIS, les JEANNE D'ARC, etc., qui sont ces grandes figures françaises dans lesquelles se cristallise notre rapport à une continuité dans le temps, à l'énergie du peuple français, à une aspiration à la liberté, à l'indépendance, évidemment le moment fondateur de la Révolution française, le rapport à la laïcité, ces blocs que nous avons dans notre Histoire, constituent le roman national, l'adhésion à la Nation et à la République. Donc ça, je pense que c'est très important à la fois de l'enseigner, de le consolider, parce que c'est constitutif de ce que nous sommes.
Je crois que c'est ce qui constitue, d'ailleurs, l'esprit français, c'est une aspiration constante à l'universel, c'est-à-dire cette tension entre ce qui a été et la part d'identité, qui est cette ipséité stricte, et l'aspiration à un universel, c'est-à-dire à ce qui nous échappe.
Je suis toujours très prudent avec le sujet de “l'identité” parce que beaucoup de candidats à droite et à l'extrême-droite utilisent ce terme pour replier la France sur, en quelque sorte, la haine de l'autre, le fantasme d'un passé qui parfois n'a jamais été. Je crois beaucoup plus au concept d'appartenance à une nation, ce qui n'est pas la même chose qu'une identité. L'Histoire nous l'apprend d'ailleurs.
La Nation française, le rapport que nous avons avec la Nation est constamment mouvant, s'est construit dans l'Histoire par un permanent dépassement. C'est ça que l'Histoire veut donner.
Il y a des horreurs dans la République. Il y a des parts d'ombre dans la République. Si nous ne savons pas regarder la continuité de cette Histoire, d'avant et d'après la Révolution, en ce qu'elle a, d'ailleurs, justement, de cohérence profonde dans ses aspirations et si nous ne savons pas considérer les erreurs profondes de cette Histoire, nous ne pouvons pas consolider l'appartenance et la réconciliation des appartenances à la Nation et donc un futur commun.