Auteur

Didier Van Cauwelaert

Au moment de briser la vie de quelqu'un, c'est difficile de savoir de quelle manière on lui fera le moins de mal.
On ne se méfie jamais assez des contre-emplois qu'on croit jouer: ils deviennent un jour notre seconde nature, et la première n'existe plus.
Elle m'a cité un proverbe de son Mali natal: Le chemin le plus court pour aller d'un point à un autre n'est pas la ligne droite: c'est le rêve.
C'est si facile de se croire libre quand on est qu'inutile.
C'est drôle comme on réagit bizarrement, quand on commence à tenir à quelqu'un.
C'est bon cette vie autour de moi, cette vie concrète, épaisse, fermée; ce mélange de petits drames insignifiants et d'usure quotidienne, sans horizons ni fausses promesses.
Je vais au collège, comme un ado normal; j'ai des parents à problèmes, des kilos en trop et je suis nul en tout. Au moins, on ne se méfie pas de moi. Et ça tombe bien.
Et d'où il vient, votre sang du Christ? C'est le pinard que les prêtres avalent pendant la messe? On m'a cloné à base de merlot ou de chardonnay?
Jamais je n'aurait pensé lui faire du mal. Elle m'avait répondu: C'est ça que je te reproche. Justement. Ne pas savoir ce qui me fait du mal.
Je refuse la chimio de l'oubli. Mieux vaut mourir de ce qu'on aime, en connaissance de cause, que de survivre pour rien.
Le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.
Une fille à la dérive peut devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle.
On s'aimera tant qu'on s'aimera; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s'installe dans la durée sans qu'on en ait conscience.
Le coeur a ses raisons que le portefeuille valide.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve. Tu parles. C'est quand on croit avoir trouvé une raison de vivre qu'on risque le plus de se perdre.
Le comble du chic c'est d'être soi même.
Combien de temps survit-on quand on n'existe plus pour personne?
On casse parfois son fil au départ, et on passe sa vie ensuite à refaire des noeuds.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir sur l'autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Ils ont peur l'un de l'autre parce qu'il se rendent heureux.
Une star existe par l'image que s'en fait le public, et l'amour qu'on vous porte nourrit sans fin les sentiments qu'on vous prête.
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
Bonjour, j'ai extrait cette phrase du livre que je lis en ce moment, et que je trouve pleine de vérité: Les conséquences qu'on fuit, deviennent les causes de dommages ultérieurs.
Etre seul. Etre vrai. Etre moi.
L'éducation, en fait, c'est toujours de la rééducation.

Œuvres de Didier Van Cauwelaert

Attirances (2005)Cheyenne (1993)Corps étranger (1998)Hors de moi (2003)L'Evangile de Jimmy (2004)L'Orange amère (1988)L'éducation d'une féeL'éducation d'une fée (2000)La Demi-pensionnaire (1999)La Maison des lumières (2009)La Nuit dernière au XVe siècle (2008)La Vie interdite (1997)La femme de nos vies (2013)La vie interditeLe Journal intime d'un arbre (2011)Le Père adopté (2007)Les témoins de la mariée (2010)Rencontre sous X (2002)Thomas Drimm, 1 - La fin du monde tombe un jeudi (2009)Un aller simple