Ce qui compte, c'est d'avoir toujours quelque chose à attendre.
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Le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.
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La réalité, comme de toute façon c'est elle qui gagne, il vaut mieux qu'elle arrive le plus tard possible.
Depuis des mois, je retarde le moment de fixer par écrit notre dernière nuit. De retourner dans la réalité physique de ce moment de grâce - je pèse mes mots - dont je ne conserve que l'élan, la densité, le mystère.
On s'aimera tant qu'on s'aimera; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s'installe dans la durée sans qu'on en ait conscience.
C'est une enfant seule, comme moi, qui a dû grandir avec un rêve qu'elle n'a pas réalisé mais qui est resté intact, et qui empêche sa vie de déteindre sur elle.
Dans la même œuvre
Une fille à la dérive peut devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir sur l'autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
L'éducation, en fait, c'est toujours de la rééducation.
Beaucoup de filles sont des fées qui s'ignorent; elles ne savent pas qu'elles sont magiques.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.