L'éducation, en fait, c'est toujours de la rééducation.

À lire aussi de Didier Van Cauwelaert

C'est une enfant seule, comme moi, qui a dû grandir avec un rêve qu'elle n'a pas réalisé mais qui est resté intact, et qui empêche sa vie de déteindre sur elle.
A trente ans on inhume encore une promesse à cinquante on enterre des concessions.
On n'attend plus rien de la vie, et soudain tout recommence. Le temps s'arrête, le coeur s'emballe, la passion refait surface et l'urgence efface tout le reste.
Une réforme qu'on promet depuis vingt ans, ce n'est plus une réforme, c'est un refrain.
Un jour, à force de caresser les mots, ils m'entraîneraient avec eux sous la surface, et il n'y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.
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Dans la même œuvre

Le quotidien le plus cruel peut basculer dans le merveilleux et la détresse ouvrir le chemin d'une seconde vie.
Une fille à la dérive peut devenir une fée parce qu'un petit garçon a décidé de croire en elle.
Seuls les vrais solitaires, quand ils se rencontrent, peuvent s'aimer sans s'abîmer parce qu'ils n'ont pas besoin de se fuir, d'exercer un pouvoir sur l'autre ou de considérer la durée comme une fin en soi.
Beaucoup de filles sont des fées qui s'ignorent; elles ne savent pas qu'elles sont magiques.
C'est assez doux, vous le verrez un jour, d'être l'ombre de soi-même. De se dire que les autres n'ont pas réussi à vous modifier.