Œuvre

Un aller simple (1994)

C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par de nouveaux souvenirs avec un autre.
On ne sait jamais quel malheur nous attend, alors un bonheur est toujours bon à prendre.
La réalité, comme de toute façon c'est elle qui gagne, il vaut mieux qu'elle arrive le plus tard possible.
Un jour, à force de caresser les mots, ils m'entraîneraient avec eux sous la surface, et il n'y aurait plus personne au-dessus du livre ouvert.