Les antiquaires sont des pilleurs d'âmes.
Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi, la société n'est qu'un rêve de prédateur.
Les guerres sont comme les feux de broussailles, si on n'y prend garde, elles se mondialisent.
Cela arrive souvent ... de s'inventer des maladies après un deuil. C'est la façon de se sentir moins seul. On se dédouble, si vous voulez. On se soigne comme si on était un autre. On est de nouveau deux: celui que je suis et celui que je soigne.
Il y a des circonstances de la vie où l'homme ressemble effectivement à un ordinateur: tout lisse à l'extérieur, mais clignotant des neurones avec frénésie.
Quand le vrai silence s'installe là où on ne l'attend pas, on sent que l'Homme repense l'Homme de fond en comble; c'est beau.
La géographie ... ce sont les faits qui se déplacent.
Une colonie est un pays dont les fonctionnaires appartiennent à un autre pays. Exemple: l'Indochine est une colonie française, la France est une colonie corse.
... il y a des silences qui sont de dangereux explosifs!
L'amour ne se prédit pas, il se construit.
L'amour rend aveugle, Benjamin. L'amour doit rendre aveugle! Il a sa lumière propre. Eblouissante.
Plus la télé vise à la surprise, moins elle surprend. C'est dans sa nature d'estomac; les estomacs n'étonnent jamais, ils digèrent. Parfois, ils refoulent, c'est toute la surprise qu'on peut en attendre.
J'ai photographié ce qui me tombait sous l'oeil, sans recherche ni discrimination; les souvenirs sont enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
Le soupçon n'est pas mon fort. Si l'humanité m'est suspecte dans son ensemble, j'ai toujours fait crédit aux particuliers.
Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour.
Il faut avoir les idées aussi larges que le coeur de Dieu.
Les batailles se perdent dans la précipitation.
«Puisque c'est comme ça, pas de télévision tout à l'heure!» - Eh! oui... - Oui... La télévision élevée à la dignité de récompense... et, par corollaire, la lecture ravalée au rang de corvée... c'est de nous, cette trouvaille...
A quarante ans, on est riche ou on n'est rien.
C'est ça la vie; il y a les connus et les inconnus. Les connus tiennent à se faire reconnaître, les inconnus aimeraient le rester, et ça foire.
C'est curieux, les gens d'honneur... ils n'ont rien d'exceptionnel; ils font ce qu'ils ont à faire.
C'est que l'âge se révolte à tout âge contre l'âge!
La mémoire, c'est l'imagination à l'envers.
Le pire dans le pire, c'est l'attente du pire.
Mais d'où tiens-tu que les malheurs prévus sont plus supportables que les autres?
Œuvres de Daniel Pennac
Au bonheur des ogres (1985)Aux fruits de la passion (1999)Cabot-Caboche (1982)Chagrin d'école (2007)Comme un romanComme un roman (1992)Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).Des chrétiens et des Maures (1996)Interview.Journal d'un corps (2012)Journal d'un corps (2012), (70 ans)Journal d'un corps (2012), Lundi 26 juillet 2010 (86 ans, 9 mois, 16 jours)Journal d'un corps (2012), Mercredi 18 novembre 1936 (13 ans, 1 mois, 8 jours)Kamo et moiL'oeil du loup (1984)La Vie de famille (2004)La fée carabine (1987)La petite marchande de prose (1989)Le Dictateur et le hamac (2003)Le Roman d'Ernest et Célestine (2012)