La connaissance n'est pas innée en moi; mais mon amour pour l'Antiquité m'y fait aspirer avec ardeur.
Comme je ne trouve pas de disciples capables de se tenir constamment dans le milieu juste, je cherche des hommes qui sont impétueux, ou des hommes qui ont l'amour du devoir. Les premiers sont entreprenants. Les seconds s'abstiennent de mal faire.
Celui qui, en présence d'un profit à retirer, se rappelle la justice ; qui, en face du danger, risque sa vie, qui, même après de longues années, n'oublie pas ses engagements; celui-là peut aussi être considéré comme un homme accompli.
Ne t'afflige pas d'être méconnu des hommes, mais plutôt d'être incompétent.
Répondez à l'inimitié par la rectitude, et à la Vertu par la Vertu.
Le sage évite le monde, puis évite certaines contrées, puis certaines attitudes, enfin certaines paroles.
Un gentilhomme d'idéal, un homme pleinement humain ne cherche jamais à sauver sa vie aux dépens de la vertu d'humanité. Il est des circonstances où il sacrifie sa vie, pour que s'accomplisse cette vertu.
L'équité est l'essence même de l'homme honorable. Il la pratique d'après les rites, la manifeste avec humilité, et l'accomplit en toute sincérité. Un tel homme mérite le nom d'homme honorable.
L'homme honorable s'afflige de son incompétence; il ne s'afflige pas de n'être pas connu des hommes.
L'homme honorable ne veut pas mourir qu'il ne se soit rendu digne d'éloge.
L'homme honorable attend tout de lui-même; l'homme de peu attend tout des autres.
L'homme honorable est maître de lui-même et n'a de contestation avec personne; il est sociable, mais n'est pas homme de parti.
Ne pas se corriger après une faute, c'est là qu'est la faute.
La vertu d'humanité est plus nécessaire au peuple que l'eau et le feu. J'ai vu des hommes périr en marchant dans l'eau ou dans le feu; je n'ai jamais vu personne périr en marchant dans la voie de cette vertu.
Les hommes sont tous semblables par leur nature profonde; ils diffèrent par leurs us et coutumes.
Il n'y a que deux classes d'hommes qui ne changent jamais de conduite: les plus instruits et les plus insensés.
Ceux qui en apparence sont rigides et, au fond, n'ont aucune énergie, ne ressemblent-ils pas à ces hommes de la lie du peuple qui percent ou enjambent les murs pour voler.
Répéter en chemin à tous les passants ce que l'on a appris de bon en chemin, c'est jeter la Vertu au vent.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort?
Apprendre, c'est vivre dans la hantise de ne jamais atteindre son but et de perdre ce que l'on a déjà gagné.
Connaître la vertu sans la cultiver, accumuler les connaissances sans les approfondir, entendre parler du juste sans le pratiquer, voir ses propres défauts sans y remédier, c'est bien là ce qui me préoccupe!
Je ne suis prêt à éveiller que celui qui cherche ardemment à comprendre, à guider que celui qui s'efforce vainement de s'exprimer; mais si, lui montrant un angle, je le vois incapable d'en déduire les trois autres, j'abandonne la partie.
Quand on se promène ne serait-ce qu'à trois, chacun est certain de trouver en l'autre un maître, faisant la part du bon pour l'imiter et du mauvais pour le corriger en lui-même.
La vie de l'homme tient à la droiture. Sans droiture, elle ne tient qu'au hasard.
Nature qui l'emporte sur culture est frustrée, culture qui l'emporte sur nature est pédante. Seule leur combinaison harmonieuse donne l'homme de bien.
Œuvres de Confucius
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