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Bourvil

J'ai eu le prix à Venise, bon, j'en suis pas mal fier, mais je ne confonds pas vitesse et précipitation, Bourvil et Sarah Bernhardt. Le rire dans la qualité c'est ce que je voudrais pouvoir faire. L'imbécile heureux, voilà mon emploi. Que je m'évade de temps en temps je ne dis pas non mais ce sera toujours pour y revenir.
Le rire dans la qualité c'est ce que je voudrais pouvoir faire.
L'imbécile heureux, voilà mon emploi. Que je m'évade de temps en temps je ne dis pas non mais ce sera toujours pour y revenir.
Tenir un rôle comique, c'est exactement comme faire la cour à une jolie fille : il faut du répondant.
Chaque éclat de rire du spectateur me procure la même joie que, pour un jeune homme sentimental, le baiser de l'être aimé.
Le gars qui se croit capable de tout faire et qui rate tout ce qu’il fait, mais qui est content et qui s’en vante. Et il s’attaque à tous les genres dans le domaine artistique, que ce soit spirituel, que ce soit dramatique, que ce soit lyrique, avec une inconscience d’amateur. C’était ça mon personnage.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession [plombier] éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Les étapes importantes sont d'abord la chanson drôle, ensuite l'opérette et le cinéma. Jusqu'en 1951 je n'ai fait que des choses drôles. Et après je me suis dirigé vers des personnages qui avaient un peu plus d'humanité. Cela a été la seconde étape. Aussi bien dans les chansons que dans mes rôles ; je faisais les deux des personnages d'émotion et drôles.
Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit.
Je préfère quand même jouer des pièces drôles. Le public vient me voir sur scène avec espoir de rire un bon coup comme on dit. Et si dans cette scène il y a quelques scènes d'émotion il est ravi.
Pour le moment je me tiens aux pièces qui font rire.
On peut vivre sans richesse - \r\nPresque sans le sou - \r\nDes seigneurs et des princesses - \r\nY'en a plus beaucoup - \r\nMais vivre sans tendresse - \r\nOn ne le pourrait pas - \r\nNon, non, non, non - \r\nOn ne le pourrait pas.
Quelle douce faiblesse - \r\nQuel joli sentiment - \r\nCe besoin de tendresse - \r\nQui nous vient en naissant - \r\nVraiment, vraiment, vraiment.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... - \r\nDans votre immense sagesse - \r\nImmense ferveur - \r\nFaites donc pleuvoir sans cesse - \r\nAu fond de nos coeurs - \r\nDes torrents de tendresse - \r\nPour que règne l'amour - \r\nRègne l'amour - \r\nJusqu'à la fin des jours.
Avec Louis de Funès on se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Vous savez, à partir d'une certaine quantité d'argent, le reste est du superflu.

Œuvres de Bourvil

Anthologie « Bourvil - 1955-1962 », réalisé par Jean-Baptiste MersiolBourvil, commentant son prix d'interprétation dans La Traversée de Paris, André Bourvil, Maurice Bessy, éd. E.P. Denoël, coll. « Étoile », 1972, p. 48In Bourvil - Page 22 de Christian Plume, Xavier Pasquini (1983)In Bourvil - Page 220 de Jacques Lorcey, 1981Interview de BOURVIL le 27 septembre 1962L'Express du 17 novembre 1969La Tendresse, Chanson (1963)