Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions.
Faire l'amour, c'est encore le meilleur remède contre la solitude, le seul moyen de dépasser les frontières qui isolent deux êtres, si proches l'un de l'autre soient-ils.
Si l'amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l'amour.
En amour, l'équilibre n'est jamais simultané. Chacun ne donne pas de la même façon, ni au même instant.
C'est cela la tendresse, l'équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
Rien n'est plus délicieux que l'attente de ce qui paraît inéluctable.
La musique est en moi. Je la sens partout à la fois. Serait-elle un fluide mystérieux doué d'ubiquité ou un philtre magique que l'ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l'évasion.
J'aimerais tant pouvoir exprimer ce qui se passe en moi. Parfois, il me semble avoir, en guise de cerveau, un fouillis inextricable, une sorte de mycélium de pensées, d'images, de désirs, d'émotions dont je n'arrive pas à débrouiller le fil.
Au grenier, les lucarnes découpaient dans les murs des rectangles lumineux. Selon l'angle d'où je les regardais, ils changeaient de couleur. Allongée, ils étaient bleu-ciel; vert-feuille; debout, blancgravier-de-jardin. La lucarne arrière, c'était mon tableau de maître. Il existe des tableaux pivotants, des tableaux que l'on peut mettre la tête en bas, d'autres dont on fait varier l'inclinaison. Celui-là, sans y toucher, changeait du matin au soir.
J'ai toujours pensé qu'il fallait être léger l'un à l'autre. Quand l'un commence à devenir un poids, mieux vaut se séparer.
En conséquence et secundo, sentimentalement, je ne suis pas libre. Tertio, je ne t'aime pas... Que peux-tu répondre à cela ?
Toutes les femmes sont les mêmes, elles aiment se faire prier quand ce n'est pas supplier
Elle disait et elle se savait un peu livresque: — J'aime le peau à peau, car en prolongeant les corps il prolonge les âmes.
Je pense au contraire que si l'on commence le jeu, il faut le jouer jusqu'au bout. On s'engage avec le premier baiser.
Mieux vaut, pour les enfants, des parents séparés que spectaculairement désunis, mais on peut toujours espérer, avec l'action bénéfique du temps, en une lassitude des amants donnant une nouvelle stabilité au mariage.
Je voudrais tellement ne jamais te débiter de banalités. - — Mais non, Simon, les banalités, c'est lorsque les mots sont faux.
On peut tout dominer: la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
Tu verras, le désir crée rapidement la nécessité et recherche une certaine sécurité dans la routine.
Pour moi, se donner est l'aboutissement normal de l'amour.
Eh bien, l'amitié d'abord et ensuite des faits qui esthétiquement me choquent comme une femme vieillissante avec un jeune homme ou un homme mûr avec une adolescente. Ce n'est pas beau à voir, c'est même indécent.
Je me laissais envelopper par sa tendresse. C'est cela la tendresse, l'équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments. Quand il m'a embrassée, consciente du pas accompli, je savais que déjà je commençais à me donner
Je voulais me faire des souvenirs [...] Or la mémoire a des limites. Alors, j'ai voulu les fixer ...
Je voulais me faire des souvenirs [...] Or la mémoire a des limites. Alors, j'ai voulu les fixer sur du papier. J'ai écrit des mots, des phrases,j'ai pris des notes. [...]Quand j'ai voulu les retrouver, ils
m'ont trahie. Figés dans leur carcan d'encre et de papier, ils n'évoquaient rien.
L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour.
Œuvres de Anne Bernard