Au grenier, les lucarnes découpaient dans les murs des rectangles lumineux. Selon l'angle d'où je les regardais, ils changeaient de couleur. Allongée, ils étaient bleu-ciel; vert-feuille; debout, blancgravier-de-jardin. La lucarne arrière, c'était mon tableau de maître. Il existe des tableaux pivotants, des tableaux que l'on peut mettre la tête en bas, d'autres dont on fait varier l'inclinaison. Celui-là, sans y toucher, changeait du matin au soir.
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Pour moi, se donner est l'aboutissement normal de l'amour.
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En amour, l'équilibre n'est jamais simultané. Chacun ne donne pas de la même façon, ni au même instant.
Mais je sais qu'il existe des silences immuables, fixés dans une rigidité définitive : silence des maisons abandonnées, des grandes étendues désertes, des êtres qui n'ont plus rien à se dire.
Je pense au contraire que si l'on commence le jeu, il faut le jouer jusqu'au bout. On s'engage avec le premier baiser.
On peut tout dominer: la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
Dans la même œuvre
Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions.
Faire l'amour, c'est encore le meilleur remède contre la solitude, le seul moyen de dépasser les frontières qui isolent deux êtres, si proches l'un de l'autre soient-ils.
C'est cela la tendresse, l'équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments.
J'ai toujours pensé qu'il fallait être léger l'un à l'autre. Quand l'un commence à devenir un poids, mieux vaut se séparer.
En conséquence et secundo, sentimentalement, je ne suis pas libre. Tertio, je ne t'aime pas... Que peux-tu répondre à cela ?