Si l'amour embellit les femmes, les femmes, elles, embellissent l'amour.
J'aimerais tant pouvoir exprimer ce qui se passe en moi. Parfois, il me semble avoir, en guise de cerveau, un fouillis inextricable, une sorte de mycélium de pensées, d'images, de désirs, d'émotions dont je n'arrive pas à débrouiller le fil.
Au grenier, les lucarnes découpaient dans les murs des rectangles lumineux. Selon l'angle d'où je les regardais, ils changeaient de couleur. Allongée, ils étaient bleu-ciel; vert-feuille; debout, blancgravier-de-jardin. La lucarne arrière, c'était mon tableau de maître. Il existe des tableaux pivotants, des tableaux que l'on peut mettre la tête en bas, d'autres dont on fait varier l'inclinaison. Celui-là, sans y toucher, changeait du matin au soir.
L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour.
L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour. Un ami perdu ne peut se remplacer parce qu'il est impossible de se donner totalement deux fois dans sa vie.
La musique est en moi. Je la sens partout à la fois. Serait-elle un fluide mystérieux doué d'ubiquité ou un philtre magique que l'ouïe absorbe pour la dispenser dans toutes les cellules et nous apporter l'évasion.
Mais je sais qu'il existe des silences immuables, fixés dans une rigidité définitive : silence des maisons abandonnées, des grandes étendues désertes, des êtres qui n'ont plus rien à se dire.