Tout lecteur devrait recopier les textes qu'il aime: rien de tel pour comprendre en quoi ils sont admirables.
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Voir le visage de ce qu'on aime, surtout quand le visage est beau a de quoi combler un coeur peu nourri.
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À lire aussi de Amélie Nothomb
Pilate se leva et déclara : - \r\n- Accusé, tu seras crucifié.\r\nJ'ai aimé son économie de langage. Le génie du latin ne commet jamais de pléonasme. J'aurais détesté qu'il dise : \"Tu seras crucifié à mort\". Une crucifixion n'a pas d'autre issue possible.
La fuite donne la plus formidable sensation de liberté qui se puisse éprouver.
Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre.
L'évêque Remi baptisait Clovis en disant: Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé. Cette phrase m'a toujours fasciné. Elle est devenue mon emploi du temps.
Dans la même œuvre
Le ventilateur est au communisme ce que l'épithète est à Homère: Homère n'est pas le seul écrivain au monde à utiliser des épithètes. Mais c'est sous sa plume que les épithètes prennent tout leur sens.
Y a-t-il encore des esprits assez naïfs pour s'imaginer que les théories servent à être crues? Les théories servent à irriter les philistins, à séduire les esthètes et à faire rire les autres.
Dès la puberté, l'existence n'est plus qu'un épilogue.
La noblesse, c'est aussi admettre ce qui va de soi. Il ne fallait pas se cacher que le monde s'était préparé à mon existence depuis des milliards d'années.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête. La seule manière de se vider la tête à fond, c'est d'aller le plus vite possible, c'est de lancer son cheval au galop.