Ames écloses hier, fanées aujourd'hui, pareilles à ces fleurs tombées dans la rue que toutes les boues flétrissent en attendant qu'une roue les écrase.
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Voici le peuple : il change avril en Floréal, - \r\nIl se fait république, il règne et délibère. - \r\nVoici la populace : elle accepte Tibère. - \r\nJe veux la république et je chasse César. - \r\nL'attelage ne peut amnistier le char.
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La popularité ne va jamais sans la défaveur. L'amour des esclaves est toujours doublé de la haine des maîtres.
Nuages et vêtements font obstacle à la contemplation. La beauté et l'infini veulent être regardés sans voiles.
C'est un homme infernal. - - Satan pourrait-il pas s'être fait cardinal?
Je croyais ce proverbe déconsidéré, j'ai eu tort. Les vérités bêtes sont les vérités vraies.
Dans la même œuvre
Quant à flatter la foule, ô mon esprit, non pas ! - \r\n\r\nAh ! le peuple est en haut, mais la foule est en bas,
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.