La houle se cabra sous le navire et se renversa, rejetant l'épave dans sa crinière d'écume.
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Voici le peuple avec son épouse, l'idée ; - \r\nVoici la populace avec son accordée, - \r\nLa guillotine. Eh bien, je choisis l'idéal.
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Adorez-vous, et fichez-vous du reste. Croyez ce que je dis là. C'est du bon sens.
Un jour il voyait des gens du pays très occupés à arracher des orties ; il regarda ce tas de plantes déracinées et déjà desséchées, et dit : — C’est mort. Cela serait pourtant bon si l’on savait s’en servir. Quant l’ortie est jeune, la feuille est un légume excellent ; quand elle vieillit, elle a des filaments et des fibres comme le chanvre et le lin. La toile d’ortie vaut la toile de chanvre. Hachée, l’ortie est bonne pour la volaille ; broyée, elle est bonne pour lès bêtes à cornes, La graine de l’ortie mêlée au fourrage donne du luisant au poil des animaux ; la racine mêlée au sel produit une belle couleur jaune. C’est du reste un excellent foin qu’on peut faucher deux fois. Et que faut-il à l’ortie ? Peu de terre, nul soin, nulle culture. Seulement la graine tombe à mesure qu’elle mûrit, et est difficile à récolter. Avec quelque peine qu’on prendrait, l’ortie serait utile ; on la néglige, elle devient nuisible. Alors on la tue. Que d’hommes ressemblent à l’ortie ! — Il ajouta après un silence : Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.
La sagesse du législateur est de suivre le philosophe, et ce qui a son commencement dans les esprits a inévitablement sa fin dans le code.
Etrangers, vous m'avez accueilli comme un frère, - Et fait asseoir dans vos banquets.
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Quant à flatter la foule, ô mon esprit, non pas ! - \r\n\r\nAh ! le peuple est en haut, mais la foule est en bas,
La foule, c'est l'ébauche à côté du décombre ; - \r\nC'est le chiffre, ce grain de poussière du nombre ; - \r\nC'est le vague profil des ombres dans la nuit ; - \r\nLa foule passe, crie, appelle, pleure, fuit ;
Quand un poing monstrueux, de l'ombre où l'horreur flotte - \r\nSort, tenant aux cheveux la tête de Charlotte - \r\nPâle du coup de hache et rouge du soufflet, - \r\nC'est la foule ; et ceci me heurte et me déplaît ; - \r\nC'est l'élément aveugle et confus ; c'est le nombre ; - \r\nC'est la sombre faiblesse et c'est la force sombre.
O genre humain ! lumière et nuit ! chaos des âmes. - \r\nLa multitude peut jeter d'augustes flammes. - \r\nMais qu'un vent souffle, on voit descendre tout à coup - \r\nDu haut de l'honneur vierge au plus bas de l'égout - \r\nLa foule, cette grande et fatale orpheline ; - \r\nEt cette Jeanne d'Arc se change en Messaline.
Un monde, s'il a tort, ne pèse pas un juste ; - \r\nTout un océan fou bat en vain un grand coeur.