Dès qu'on possède la force, on cesse d'invoquer la justice.
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Évanouissement de la personnalité consciente, prédominance de la personnalité inconsciente, orientation par voie de suggestion et de contagion des sentiments et des idées dans un même sens, tendance à transformer immédiatement en actes les idées suggérées, tels sont les principaux caractères de l'individu en foule. Il n'est plus lui-même, il est devenu un automate que sa volonté ne guide plus
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À lire aussi de Gustave Le Bon
On ne rencontre guère d'exemple dans l'histoire de révolutions n'ayant pas finalement engendré des résultats absolument contraires à ceux que poursuivaient leurs auteurs.
Les grands courants sociaux ne se remontant pas, la sagesse consiste à tâcher de les dévier lentement.
La valeur pratique d'une vérité se mesure au degré de croyance qu'elle inspire.
La pensée sans action est un vain mirage, l'action sans pensée un vain effort.
Dans la même œuvre
Connaître l'art d'impressionner l'imagination des foules c'est connaître l'art de les gouverner.
Les civilisations n'ont été créées et guidées jusqu'ici que par une petite aristocratie intellectuelle, jamais par les foules. Les foules n'ont de puissance que pour détruire. Leur domination représente toujours une phase de barbarie.
Quand l'édifice d'une civilisation est vermoulu, ce sont toujours les foules qui en amènent l'écroulement. C'est alors qu'apparaît leur principal rôle, et que, pour un instant, la philosophie du nombre semble la seule philosophie de l'histoire.
Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit, qui s'accumule.
Ce n'est pas le besoin de la liberté, mais celui de la servitude qui domine toujours dans l'âme des foules. Elles ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître.