Un gouvernement quelconque est toujours entouré de forces hostiles. L'habileté consiste à les orienter pour n'avoir pas à les combattre.
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Les civilisations n'ont été créées et guidées jusqu'ici que par une petite aristocratie intellectuelle, jamais par les foules. Les foules n'ont de puissance que pour détruire. Leur domination représente toujours une phase de barbarie.
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Il y a bien des choses merveilleuses en ce monde mais nulle n'est plus merveilleuse que l'homme.
La mort intellectuelle commence dès que les opinions deviennent trop fixées pour changer. L'homme, même resté jeune, entre alors dans le domaine des morts. Le présent et l'avenir ne sont plus concevables pour lui qu'enveloppés de passé.
En détruisant les plantes, en déboisant les forêts, nous réduisons fatalement la quantité de vie dont pourront disposer les animaux peuplant la surface du globe.
L'être vraiment malheureux est celui à qui on persuade que son état est misérable. Ainsi procèdent les meneurs, pour faire les révolutions.
Dans la même œuvre
Connaître l'art d'impressionner l'imagination des foules c'est connaître l'art de les gouverner.
Quand l'édifice d'une civilisation est vermoulu, ce sont toujours les foules qui en amènent l'écroulement. C'est alors qu'apparaît leur principal rôle, et que, pour un instant, la philosophie du nombre semble la seule philosophie de l'histoire.
Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit, qui s'accumule.
Ce n'est pas le besoin de la liberté, mais celui de la servitude qui domine toujours dans l'âme des foules. Elles ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître.
L'unanimité de nombreux témoins est une des plus mauvaises preuves que l'on puisse invoquer pour établir un fait.