Une femme pourtant venait chaque semaine. Elle connaissait les Gitans depuis près d'une année sans avoir vaincu leur sauvagerie. C'était la responsable d'une bibliothèque. Elle pensait que les livres sont nécessaires comme le gîte et le couvert.

À lire aussi de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney

Elle protesta: On n'épouse pas toutes les personnes que l'on aime. Puis continua: Aimer et se marier, c'est bien différent. Aimer ne suffit pas. Il n'ajoutait rien à ces évidences qu'elle alignait.
Je crois que les oeuvres d'art ont cette vocation de lutter contre la mélancolie : c'est de là qu'elles viennent et c'est là qu'elles retournent.
Une année, celle de ses vingt ans, Valentine fût officiellement fiancée, religieusement mariée, bourgeoisement installée, douloureusement accouchée. Sa vie commençait à être ce qu'elle se devait d'être.
C'était une femme qui avait souffert de l'amour sans se laisser tomber dans le puits du chagrin.
Personne ne fait l'expérience qu'un autre fait de lui-même.
Toutes les citations de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney →

Dans la même œuvre

Quand t'abats un arbre, dit-elle, à la fin il est couché par terre et la sève coule comme un sang. Quand t'abats une femme, elle reste debout.
Oui, pensa-t'elle, la vieillesse peut servir à cela, donner sa bienveillance, parce qu'on n'attend plus avec impatience et colère des choses, qui, ne venant pas, nous rendent hargneux envers ceux qui les ont.
Si les promesses sont sacrées, celles faites aux enfants le sont plus que les autres.
La vie est pleine de nuages. Et nous sommes à l'intérieur des nuages. Et parfois c'est si noir que le noir vient en nous.
Ce qu'on garde pour soi meurt, ce qu'on donne prend racine et se développe.