A la guerre, on fabrique des hommes morts et, pour les camoufler, on les appelle des héros ...
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Je crois que les oeuvres d'art ont cette vocation de lutter contre la mélancolie : c'est de là qu'elles viennent et c'est là qu'elles retournent.
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À lire aussi de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney
Nul homme n'est pour lui-même celui qu'il est pour les autres et pas d'avantage celui qu'il se figure être à leurs yeux. Si clairvoyants soient-ils, les regards rencontrent tant d'obstacles : ils ne se voient pas eux-mêmes, ils ne traversent pas la chair.
L'avenir, si on le met au présent, s'appelle la préservation.
On ne fait pas la vie de l'autre à sa place, pas plus qu'il ne fait la vôtre, et même dans l'amour. On ne suffit pas, avec son amour, sa bonne volonté, son être entier !
Les mots, quel mensonge ils tricotaient, l'air de rien, avec leur bonne volonté.
Dans la même œuvre
On peut emmêler sa vie à des oeuvres. Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde, ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions réelles.
Voilà ce que sont le mariage et la famille : un corps-à-corps jusqu'à la mort, du lit jusqu'à la tombe.
L'amour est temporaire en tout cas chez l'homme, et il ne survit pas à la perte du fantasme et de l'image suscitée par une femme. Mesdames, quand vous tombez amoureuses, soyez certaines que vous souffrirez.
Converser est un art qui réclame la liberté et l'impulsion d'un silence initial.
Les mots, quel mensonge ils tricotaient, l'air de rien, avec leur bonne volonté.