Ce qui est dit l'a été, et pour toujours le sera. Les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d'un pouvoir de perforation: ils entrent en nous, nous envahissent, s'installent dans notre mémoire, ne s'en vont plus jamais.
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Les mots, quel mensonge ils tricotaient, l'air de rien, avec leur bonne volonté.
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À lire aussi de Cécile Gavriloff, dite Alice Ferney
L'être humain ne change pas, il change le monde.
Quand t'abats un arbre, dit-elle, à la fin il est couché par terre et la sève coule comme un sang. Quand t'abats une femme, elle reste debout.
Les enfants, c'est le bonheur et la faiblesse des femmes. C'est par là seulement qu'on peut les abattre.
C'était le fameux choc : l'homme attrapé par les yeux et la femmes par les oreilles. C'était la rencontre amoureuse : fatale, hasardeuse et choisie, qui fabrique une vie.
Dans la même œuvre
Je crois que les oeuvres d'art ont cette vocation de lutter contre la mélancolie : c'est de là qu'elles viennent et c'est là qu'elles retournent.
On peut emmêler sa vie à des oeuvres. Ce que l'on vit rencontre ce que l'on regarde, ou ce qu'on lit vient s'entrelacer dans la trame des perceptions réelles.
Voilà ce que sont le mariage et la famille : un corps-à-corps jusqu'à la mort, du lit jusqu'à la tombe.
L'amour est temporaire en tout cas chez l'homme, et il ne survit pas à la perte du fantasme et de l'image suscitée par une femme. Mesdames, quand vous tombez amoureuses, soyez certaines que vous souffrirez.
Converser est un art qui réclame la liberté et l'impulsion d'un silence initial.