Un événement politique ne germe pas spontanément. Il est l'épanouissement de toute une série d'événements antérieurs.

À lire aussi de Gustave Le Bon

Les livres d'histoire révèlent surtout les croyances de leurs auteurs.
Le droit sans force est comparable aux décors de forteresses peints sur les toiles d'un théâtre. Incapables de résister au moindre choc, ils ne conservent leur aspect redoutable que si l'on n'y touche pas.
Diverses causes déterminent l'apparition de ces caractères spéciaux aux foules, et que les individus isolés ne possèdent pas. La première est que l'individu en foule acquiert, par le fait seul du nombre, un sentiment de puissance invincible qui lui permet de céder à des instincts que, seul, il eût forcément refrénés. Il sera d'autant moins porté à les refréner que, la foule étant anonyme, et par conséquent irresponsable, le sentiment de la responsabilité, qui retient toujours les individus, disparaît entièrement.
C'est s'illusionner sur les hommes d'Etat que s'imaginer qu'ils apporteront dans leurs actes l'énergie manifestée dans leurs discours.
Les guerres modernes sont des guerres d'industriels beaucoup plus que de généraux.
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Dans la même œuvre

La pensée sans action est un vain mirage, l'action sans pensée un vain effort.
Les propositions admises sans discussion deviennent rarement des mobiles d'action.
En matière de sentiment, l'illusion crée vite la certitude.
L'homme ne possède que deux certitudes absolues: le plaisir et la douleur. Elles orientent toute sa vie individuelle et sociale.
L'hypothèse est une croyance souvent prise pour une connaissance.