Une des plus dangereuses habitudes des hommes politiques médiocres est de promettre ce qu'ils savent ne pouvoir tenir.
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L'homme ne possède que deux certitudes absolues: le plaisir et la douleur. Elles orientent toute sa vie individuelle et sociale.
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La valeur d'une idée politique ne doit pas être jugée d'après son degré de vérité, mais d'après l'action qu'elle exerce.
Les civilisations n'ont été créées et guidées jusqu'ici que par une petite aristocratie intellectuelle, jamais par les foules. Les foules n'ont de puissance que pour détruire. Leur domination représente toujours une phase de barbarie.
Les divergenges intellectuelles se supportent et une raison faible s'incline facilement devant une raison forte. Les divergences sentimentales, au contraire, ne se tolèrent pas. La violence seule les fait céder.
Une des graves difficultés de la politique est l'obligation de gouverner avec des idées tenues pour vraies par les multitudes alors que ces idées sont erronées.
Dans la même œuvre
La pensée sans action est un vain mirage, l'action sans pensée un vain effort.
Les propositions admises sans discussion deviennent rarement des mobiles d'action.
En matière de sentiment, l'illusion crée vite la certitude.
L'hypothèse est une croyance souvent prise pour une connaissance.
Les lois stabilisent les coutumes, elles peuvent rarement en créer.