Les gouvernants doivent savoir ce qu'ils veulent et ce qu'ils peuvent, mais aussi ce que veulent et peuvent leurs adversaires.
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Un pouvoir trop discuté n'est bientôt plus un pouvoir respecté.
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Dès qu'elles atteignent un certain degré, les croyances mystiques, religieuses ou politiques, deviennent fatalement destructives.
La vérité, pour la grande majorité des hommes, étant ce qu'ils croient, c'est surtout avec leurs croyances qu'on doit gouverner les peuples.
L'absence de clairvoyance et l'irrésolution constituent les plus habituels défauts des hommes politiques. Ne sachant pas diriger les événements, ils se laissent dominer par eux, et subissent tous les hasards.
Les gouvernants doivent savoir discerner les sentiments qui font mouvoir les hommes, sans se préoccuper beaucoup des influences rationnelles qui devraient les faire agir.
Dans la même œuvre
La pensée sans action est un vain mirage, l'action sans pensée un vain effort.
Les propositions admises sans discussion deviennent rarement des mobiles d'action.
En matière de sentiment, l'illusion crée vite la certitude.
L'homme ne possède que deux certitudes absolues: le plaisir et la douleur. Elles orientent toute sa vie individuelle et sociale.
L'hypothèse est une croyance souvent prise pour une connaissance.