Être aimé, ça voudrait dire qu'on n'existe pas juste comme ça, pour soi tout seul, mais qu'on existe aussi pour quelqu'un.

À lire aussi de Yves Michaud

L’homme de notre temps ne pleure pas, il pleurniche. Il ne compatit pas, il s’émeut. Il n’est pas généreux, il fait des dons défiscalisés. Il ne fait pas preuve de sollicitude, il appelle le 115 pour qu’une équipe de maraudeurs du SAMU social intervienne.
Il y a en fait une sorte de spirale de l'amour : c'est de l'amour que l'on a ou non reçu au départ que dépendra ensuite celui que l'on éprouvera ou non pour d'autres personnes.
La crise d’une situation est toujours aussi une crise des concepts pour l’appréhender.
Ce n'est pas la science qui est dangereuse, mais la façon dont les hommes s'en servent.
Toute instauration d’un délit d’islamophobie comme forme d’intolérance particulière est, de ce point de vue, à exclure. Si l’islam doit être toléré au titre de la liberté de conscience, il ne peut être protégé par principe de toute critique derrière le paravent d’un délit qui sera invoqué à la première remarque critique. Il ne s’agit pas de faire de l’islam un épouvantail et l’unique menace pour la démocratie, mais de reconnaître lucidement les points sur lesquels la foi religieuse entre frontalement en conflit avec les principes démocratiques et la nécessité absolue de séparer les croyances religieuses de ces principes.
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Dans la même œuvre

Trouver cette bonne distance - ni trop près ni trop loin l'un de l'autre - suppose de la confiance : de la confiance dans l'autre mais aussi dans soi-même.
Ce n'est pas la science qui est dangereuse, mais la façon dont les hommes s'en servent.
Le rire est communicatif. C'est pour cela qu'il rend pacifique : quand on rit avec quelqu'un, il se crée une entente et les choses se dédramatisent.
Si l'on n'accepte plus de subir le sort humain, on essaie d'être maître de son sort.
On a tous besoin de ne pas être abandonné, mais on ne veut pas non plus être prisonnier.