Il y a une différence absolue entre penser et sentir, entre concevoir quelque chose et le vivre. Nous en faisons l’expérience proprement sidérée quand arrive pour de bon la catastrophe dont nous avions pourtant envisagé tous les détails. Nous avions prévu le pire, mais quand il advient, il est encore pire que tout ce que nous avions imaginé : il est réel.
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Il y a en fait une sorte de spirale de l'amour : c'est de l'amour que l'on a ou non reçu au départ que dépendra ensuite celui que l'on éprouvera ou non pour d'autres personnes.
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À lire aussi de Yves Michaud
L’homme de notre temps ne pleure pas, il pleurniche. Il ne compatit pas, il s’émeut. Il n’est pas généreux, il fait des dons défiscalisés. Il ne fait pas preuve de sollicitude, il appelle le 115 pour qu’une équipe de maraudeurs du SAMU social intervienne.
Trouver cette bonne distance - ni trop près ni trop loin l'un de l'autre - suppose de la confiance : de la confiance dans l'autre mais aussi dans soi-même.
Ce n'est pas la science qui est dangereuse, mais la façon dont les hommes s'en servent.
Le fondamentalisme religieux, le fanatisme ne sont évidemment rien de nouveau. Les persécutions religieuses, les massacres au nom de la foi, les inquisitions, les guerres de religion ne datent pas d’hier. On aurait même plutôt le sentiment que, dans l’histoire des religions, ce sont le non-fondamentalisme et la tolérance qui sont des exceptions.
Dans la même œuvre
Trouver cette bonne distance - ni trop près ni trop loin l'un de l'autre - suppose de la confiance : de la confiance dans l'autre mais aussi dans soi-même.
Être aimé, ça voudrait dire qu'on n'existe pas juste comme ça, pour soi tout seul, mais qu'on existe aussi pour quelqu'un.
Ce n'est pas la science qui est dangereuse, mais la façon dont les hommes s'en servent.
Le rire est communicatif. C'est pour cela qu'il rend pacifique : quand on rit avec quelqu'un, il se crée une entente et les choses se dédramatisent.
Si l'on n'accepte plus de subir le sort humain, on essaie d'être maître de son sort.