Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n'ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime.

À lire aussi de Jean-Louis Fournier

La conversion, c'est un brutal éblouissement. Après un éblouissement, on ne voit plus clair, on est aveuglé, on se retrouve dans le noir, comme les lièvres éblouis par les phares d'une automobile.
Devant le malheur, on n'est jamais à la même place. Comme au théâtre, il y a ceux qui sont au premier rang, aux places les plus chères, et ceux qui sont derrière. On ne peut pas être malheureux à la place de quelqu'un.
Je n'ai pas de photos de toi, j'ai de la mémoire. Je n'aime pas prendre des photos des gens qui me sont proches, je pense à la douleur que j'aurai à les regarder quand ils ne seront plus là.
Les petits bonheurs de tous les jours, il n'en veut pas. Il lui faut le grand bonheur. Il n'a pas encore compris que le grand bonheur, c'est justement fait avec tous les petits bonheurs mis bout à bout.
L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
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Dans la même œuvre

Tu as été ma plus belle qualité, j'espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.
Je n'oublie pas le bruit que tu faisais en ouvrant le rideau de la chambre après la sieste. Je l'ai ouvert ce matin, il a fait du bruit mais pas le même qu'avant. Je ne vais plus l'ouvrir je vais rester dans l'ombre.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux. Je m'arrose de ton parfum pour que tu repousses.
Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
Elle n'aimait pas parler d'elle, encore moins qu'on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu'elle est partie.