L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.

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Les plus beaux arbres ne donnent pas forcément les plus beaux fruits. Regardez le chêne. Il donne des glands.
Je dois être entré dans la phase de cristallisations des souvenirs, dont parte Stendhal. Mes souvenirs continuent à briller comme les étoiles mortes. Le passé me semble parfait, le futur n'est pas très sur, je préfère conjuguer l'irréel du présent.
Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n'ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime.
La conversion, c'est un brutal éblouissement. Après un éblouissement, on ne voit plus clair, on est aveuglé, on se retrouve dans le noir, comme les lièvres éblouis par les phares d'une automobile.
Tu aurais pu avoir un peu de patience, attendre qu'on parte ensemble. On dit que la fin du monde est proche.
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Dans la même œuvre

Etre heureux ne devrait être conjugué qu'à la première personne du singulier et par le principal intéressé. Il n'y a que lui qui sait s'il est heureux ou pas.
Conclure que quelqu'un est heureux est toujours très risqué. On peut avoir tout pour être heureux sauf le bonheur.
Je connais des gens heureux qui ont l'air triste et des gens malheureux qui plaisantent toujours. S'ils plaisantent, c'est peut-être pour être moins malheureux. L'humour est un antalgique, on l'utilise quand on a mal.
Quand on a reçu un don, on a des obligations. Souviens-toi de la parabole des talents dans l'Evangile. Tu imagines la tête du père de Mozart si, à vingt ans, Wolfgang lui avait dit J'arrête la musique, je voudrais être footballeur ?
Peut-être qu'à la différence des piles, les sentiments s'usent quand on ne s'en sert pas.