Êtes-vous heureuse ? Oui, je le suis, me dit-elle doucement, chaque fois que la mélancolie me quitte, je suis heureuse. Le bonheur va et vient. On ne peut pas l'emprisonner. C'est un grand voyageur.

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Comprendre en profondeur la tradition, c'était aussi savoir l'interpréter au mieux.L'ancien se plaisait à rappeler que les racines connaissaient une dégénérescence toute naturelle.Il leur fallait faire place à d'autres afin que la plante subsiste et se perpétue.
Le ressentiment que nous vouons aux autres est impuissant à nous délivrer de nos propres turpitudes.
Les affrontements, au sein de cette communauté, consistaient en des rituels dénués de violence physique. Il s'agissait de joutes verbales, de luttes dansées, de jeux d'adresse intellectuelle.
Le rêve est un voyage en soi, hors de soi, dans la profondeur des choses et au-delà.
Je crois à l'authentique plaisir de vivre l'alternance de la mélancolie et de la joie, et je crois que la misère est une circonstance, non pas une sentence.
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Dans la même œuvre

Le bonheur va et vient. On ne peut pas l'emprisonner. C'est un grand voyageur.
Nous vivons tous avec des épines dans le corps. Il suffit de savoir comment se mouvoir, pour qu'elles n'atteignent jamais un organe vital.
La nuit tombée, ils compteront leurs maigres revenus et se sentiront floués, sans trop savoir par qui. Les lettrés diront que c'est la faute des autres, ceux qui vendent des armes et soutiennent les dictateurs. Les autres diront que c'est le sort, la malchance. Personne ne demandera si c'est parce qu'on a des armes qu'il faut s'entretuer.
La patine du temps ne peut suffire à conférer de la valeur à tous nos usages.
Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s'épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.