La bienséance interdit les épanchements. Il ne faut pas gémir sur le sort d'un enfant quand on a la chance d'en avoir d'autres, quand on peut encore en mettre au monde.
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Comprendre en profondeur la tradition, c'était aussi savoir l'interpréter au mieux.L'ancien se plaisait à rappeler que les racines connaissaient une dégénérescence toute naturelle.Il leur fallait faire place à d'autres afin que la plante subsiste et se perpétue.
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Les humains ne sont pas des calebasses vides. Les ancêtres sont là. Ils planent au-dessus des corps qui s'enlacent. Ils chantent lorsque les amants crient à l'unissons. Ils attendent sur le seuil de la case où une femme est en travail. Ils sont dans le vagissement, dans le babil des nouveaux-nés. Les enfants grandissent, apprennent les mots de la terre, mais le lien avec les contrées de l'esprit demeure. Les ancêtres sont là, et ils ne sont pas un enferment. Ils ont conçu un monde. Tel est leur legs le plus précieux: l'obligation d'inventer pour survivre.
Le bonheur va et vient. On ne peut pas l'emprisonner. C'est un grand voyageur.
Savoir que la paix n'existe qu'en raison du tumulte et le plaisir à cause de la douleur.
Ce qui existe naturellement ne devient bon ou mauvais qu'au contact d'une volonté.
Dans la même œuvre
L'ancienne avait rappelé l'origine de la polygamie dans cette partie du Continent. Elle n'avait pas eu pour but de favoriser la consommation de femmes par les hommes, ni de les inciter à se constituer un cheptel de travailleuses, qu'il s'agisse d'agriculture ou de procréation. Au contraire, elle avait été instituée pour préserver l'honneur de la femme que l'on avait touchée en étant déjà engagé auprès d'une autre. La polygamie révélait une faute et oui fait être vue, dans certains cas, comme une sanction pour l'homme.