Les humains ne sont pas des calebasses vides. Les ancêtres sont là. Ils planent au-dessus des corps qui s'enlacent. Ils chantent lorsque les amants crient à l'unissons. Ils attendent sur le seuil de la case où une femme est en travail. Ils sont dans le vagissement, dans le babil des nouveaux-nés. Les enfants grandissent, apprennent les mots de la terre, mais le lien avec les contrées de l'esprit demeure. Les ancêtres sont là, et ils ne sont pas un enferment. Ils ont conçu un monde. Tel est leur legs le plus précieux: l'obligation d'inventer pour survivre.

À lire aussi de Léonora Miano

Le courage et le sens de l'honneur face à la défaite sont des victoires sur le plan spirituel.
Nous vivons tous avec des épines dans le corps. Il suffit de savoir comment se mouvoir, pour qu'elles n'atteignent jamais un organe vital.
Qu'il soit fait clair pour tous que le passé ignoré confisque les lendemains.
Je viens de te donner toute l'aide que je peux, et tu es là en train de me faire la morale. Tu crois qu'on a les moyens d'en avoir, de la morale, dans ce pays ?
Lorsque le mal se présente à la porte des demeures, il a toujours la courtoisie d'attendre qu'on le convie à prendre place.
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Dans la même œuvre

Il n'est pas bon de fuir devant l'épreuve, au risque de devoir en affronter une plus accablante.
L'amour des mères pour leurs fils n'a que faire des astres pour trouver son chemin. Il est lui-même l'étoile.
Ce qui existe naturellement ne devient bon ou mauvais qu'au contact d'une volonté.
La nuit est faite pour le repos , mais elle n'est pas si tranquille . Il faut rester sur ses gardes .
Le rêve est un voyage en soi, hors de soi, dans la profondeur des choses et au-delà. Il n'est pas seulement un temps, mais aussi, un espace. Le lieu du dévoilement. Celui de l'illusion parfois, le monde invisible étant aussi peuplé d'entités maléfiques. On ne pose pas sa tête n'importe où, lorsque l'on s'apprête à faire un songe.