Les affrontements, au sein de cette communauté, consistaient en des rituels dénués de violence physique. Il s'agissait de joutes verbales, de luttes dansées, de jeux d'adresse intellectuelle.
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Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s'épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.
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Il n'y a que deux catégories de personnes : ceux dont on parle, et ceux qui parlent des autres. Appartenant à la première par votre naissance, vous deviez, contrairement aux gens du commun, avoir de l'élégance. Ne jamais vous abaisser à répondre aux insultes. Ne jamais devenir, vous aussi, des êtres sans substance, ne sachant que regarder vivre les autres.
Ce qui existe naturellement ne devient bon ou mauvais qu'au contact d'une volonté.
L'ombre et la lumière ne sont pas si disjointes qu'il nous plait souvent de le penser. Elles sont l'envers et l'endroit d'une même étoffe.
Il en est ainsi de tous les séducteurs. Une fois fois l'objet de leur désir à leur portée,ils s'en détournent pour un autre.
Dans la même œuvre
Le bonheur va et vient. On ne peut pas l'emprisonner. C'est un grand voyageur.
Nous vivons tous avec des épines dans le corps. Il suffit de savoir comment se mouvoir, pour qu'elles n'atteignent jamais un organe vital.
La nuit tombée, ils compteront leurs maigres revenus et se sentiront floués, sans trop savoir par qui. Les lettrés diront que c'est la faute des autres, ceux qui vendent des armes et soutiennent les dictateurs. Les autres diront que c'est le sort, la malchance. Personne ne demandera si c'est parce qu'on a des armes qu'il faut s'entretuer.
La patine du temps ne peut suffire à conférer de la valeur à tous nos usages.
Elles ne m'ont rien demandé. Poser des questions, cela implique de prendre sur soi la charge des réponses. Après, on ne peut plus faire comme si on ne savait pas. Or, par les temps qui couraient, nul n'avait les moyens d'une telle politique.