Je crois à l'authentique plaisir de vivre l'alternance de la mélancolie et de la joie, et je crois que la misère est une circonstance, non pas une sentence.

À lire aussi de Léonora Miano

Je suis une vieille femme, à présent. Ce bouclier ne me sert plus à rien, mais il te protègera. Quiconque te voudra du mal tombera avant de t'avoir touchée. Toute arme créée ou lancée pour te détruire sera sans effet. Qu'il en soit ainsi, au nom puissant de Nyambe, créateur du ciel, de la terre et des abîmes.
Ce qui se passe entre deux personnes qui s'abandonnent totalement l'une à l'autre est au delà de la chair. C'est un acte spirituel.
C'est toujours un problème avec les religions. Elles sont des pratiques sociales permettant de forger et de consolider les communautés. Elles sont ensuite des systèmes de domination. Pour quelques chanceux qui sauront les transcender elles pourront être un chemin.
Sachons accueillir le jour quand il se présente, la nuit aussi.
La patine du temps ne peut suffire à conférer de la valeur à tous nos usages.
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Dans la même œuvre

Le bonheur va et vient. On ne peut pas l'emprisonner. C'est un grand voyageur.
Nous vivons tous avec des épines dans le corps. Il suffit de savoir comment se mouvoir, pour qu'elles n'atteignent jamais un organe vital.
La nuit tombée, ils compteront leurs maigres revenus et se sentiront floués, sans trop savoir par qui. Les lettrés diront que c'est la faute des autres, ceux qui vendent des armes et soutiennent les dictateurs. Les autres diront que c'est le sort, la malchance. Personne ne demandera si c'est parce qu'on a des armes qu'il faut s'entretuer.
La patine du temps ne peut suffire à conférer de la valeur à tous nos usages.
Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s'épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.