Tel était le lieu du crime. Et ça, c'était du concret.

À lire aussi de Jean-Christophe Grangé

L'histoire de l'humanité n'est que l'histoire de la cruauté, de la violence, de la destruction. Personne ne peut le nier. Comment expliques-tu cela ?
Le quartier de la rue de la Huchette ressemblait à un mauvais bilan de cholestérol. Des veines et des artères saturées de gras, où la populace avait bien du mal à circuler. Des ruelles dégoulinantes où des restaurants grecs et des stands de kebabs s'entassaient porte à porte. Cette petite zone surpeuplée avait réussi ce que deux mille ans d'histoire avaient échoué à réaliser : réconcilier les Grecs et les Turcs à force d'huile surchauffée et de menus touristiques.
L'amitié était dangereuse. C'était comme le reste : on pouvait devenir accro.
Leur destin ressemblait aux tragédies grecques où les héros, quoi qu'ils fassent, n'échappent jamais aux prévisions de l'Oracle.
Passant avait toujours perçu dans cette formule une vérité profonde : en amour, seuls les actes comptent, les mots ne coûtent rien.
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Chaque élément d'une enquête est un miroir. Et le tueur se cache dans l'un des angles morts.
Dans une enquête, chaque fait, chaque témoin est un miroir, dans lequel se reflète une des vérités du crime.
Lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu'ils dissimulent à coup sûr une signification profonde.
Personne ne peut comprendre un flic. Encore moins le juger. Nous évoluons dans un monde brutal, incohérent, fermé. Vous êtes en dehors, et vous ne pouvez plus le comprendre. Vous êtes en dedans, et vous perdez toute objectivité.
Niémas roula d'une seule traite, pleins phares, au mépris des radars et des limitations de vitesse.